La rencontre du dernier espoir, Kelley York (Pocket Jeunesse)

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Vince voyage de foyer en foyer, sans trouver refuge. La vie ne le comprend pas. Les autres, encore moins. « Et si une rencontre pouvait tout changer ? »

Une rencontre ?

Vince se retrouve chez Maddie, après son n-ième déménagement en foyer d’accueil. Il se pourrait que ce soit vraiment la bonne cette fois. Maddie le comprend, est prête à investir en lui et souhaite qu’il aille à l’université. Vince, très timide, n’aime pas être avec d’autres personnes. Il déteste devoir faire des présentations devant toute la classe, juste pour être pointé du doigt comme le minable.

Sa nature dépressive ne l’encourage pas à montrer l’effusion de ses sentiments. Les psychologues lui recommandent de prendre des médicaments qui le rendent léthargique. Vince ressent peut être trop intensément les émotions et se retrouve à pleurer pour un rien, mais il vit. Alors que sa référente, Maddie, meurt lors de sa remise des diplômes, il se demande si ça vaut le coup de continuer à vivre, à se battre. En traînant sur Internet, il découvre le forum Suicide Watch, où les membres expliquent la manière et / ou l’heure dont ils vont se donner la mort. Deux personnes s’intéressent à Vince et à ses bagages. Et si une rencontre pouvait tout changer ?

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Un espoir ?

Kelley York est une auteure très impliquée dans ses romans. Elle est d’autant plus légitime qu’elle a, elle-même, vécu une partie de ses histoires pendant son enfance et son adolescence. Elle a réussi à se reconstruire, notamment grâce à sa femme. La place que l’auteure donne à la communauté LBGT permet de transmettre quelques réponses à son auditoire. En France, les publications de ces titres s’enchaînent mais pas dans le même ordre qu’aux Etats-Unis. La découverte se fait étape par étape.

Pocket Jeunesse nous livre le coup de cœur de ses employés. Lorsque Pauline Mardoc a découvert Suicide Watch (La rencontre du dernier espoir en version originale), elle a pensé qu’il représentait un énorme risque avec les sujets forts abordés. Après renseignements auprès de la community manager (de Pocket Jeunesse qui l’oriente directement vers un autre livre de l’auteure) et quelques vérifications, la directrice de collection accepte et démarche la publication. Saluons aussi le travail de Laurence Richard, qui a été spécialement engagé pour la traduction des romans de Kelley York (qui mieux qu’une psychothérapeute est capable de mettre les mots sur ces sujets si sensible). Vous ne pourrez faire qu’un seul reproche à la maison d’édition : ne pas avoir fourni le paquet de mouchoirs avec le livre.

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