Un secret halo de rose, Léonnic Asurgi (Premedit)

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Ronan a peur que son inspiration soit partie définitivement. Alors il cherche par tous les moyens de la retrouver, même si celle-ci doit endommager la patience des autres.

Le secret polarisé

Ronan est un écrivain désespéré. Il va chez un psychologue pour tenter de résoudre son complexe de la page blanche depuis un an mais, sans effet escompté jusque-là. Georges Goulien, son psy, craque parce qu’il en marre d’entendre son patient se plaindre. Le médecin spécialisé le renvoie et lui recommande de partir. Grand littéraire, Ronan s’insurge quand son éditeur lui demande d’utiliser des mots que tout le monde peut comprendre et de respecter les codes pour qu’un livre se vende en masse.

Ronan est également agent immobilier pour compléter ses revenus, le temps de se faire connaître en tant qu’écrivain. Ce métier ne le passionne pas, mais il faut bien vivre comme dit l’adage. Habitant de Chantepie – nom d’une petite ville à la périphérie de Rennes -, Ronan s’intéresse fortement au seul phénomène incontournable des environnements : le rond-point de Chantepie. Dans la région, il y en a pourtant d’autres avec la même conception, la même architecture mais c’est celui de Chantepie qui, chaque vendredi ou samedi soir, envoie une voiture dans le décor.

L’écrivain se met en scène dans son roman, car il sait sa plume plus certaine avec cet effet : le personnage de Ronan est un jeune agent immobilier à la recherche d’une solution pour contrôler les statistiques mortuaires du rond-point de Chantepie. Son vœu se réalise, l’agent immobilier s’enrichie et la mairie renomme le rond-point en son honneur. Après une soirée, Ronan meurt sur le coup trépassant à son rond-point. Fier de ses écrits, l’écrivain envoie son livre aux maisons d’édition et part fêter avec son meilleur ami, Tristan, la nouvelle. Lors du retour, un terrible accident se déroule et Tristan décède immédiatement.

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La région rose

Léonnic Asurgi n’est qu’un pseudonyme et anagramme de son propre nom. Au début, il s’agissait d’un jeu contre les certificats d’authentification, par la suite, le romancier a souhaité se cacher de sa famille, et enfin a gardé sa notoriété accomplie. L’auteur a déjà publié trois autres romans que vous pouvez facilement retrouvé : Moul€ Fric chez Editions Les 2 Encres, Si tu annules tout je reviens chez Lulu et Entre deux chaises chez Editions du Désir.

La vente de masse contre la vente de qualité, ce grand combat continue à perdurer. Les grandes maisons d’édition ont besoin de faire du chiffre, d’être rentable et d’augmenter le capital budget un maximum avec un minimum de moyen. Les petites maisons d’édition ont tendance à privilégier la qualité pour espérer se démarquer et envoûter plus de lecteurs. Les assaillants de la distribution et du commerce passent alors à l’attaque. L’auteur démontre ce complexe de manière inspirée et équivoque avec une profondeur intense.

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Tremblement de cœur – Chantal au Népal, Sophie Rouzier

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Chantal est une enfant adoptée, mais elle n’a toujours voulu qu’une chose : être comme tout le monde. Elle réalise son rêve en tant qu’adulte.

Un tremblement ciblé

Chantal a été adoptée à l’âge de deux ans par un couple français. Elle passe son enfance en Alsace, où ces moindres faits et gestes sont analysés du fait de son statut. Pourtant, Chantal ne fait rien pour attirer l’attention. Au contraire, elle aimerait que tous ces psychologues et suivi d’adoption la laisse tranquille. Après tout, Chantal est comme tout le monde, certes studieuse et ayant une forte tendance à préférer les livres aux relations humaines.

Après une vingtaine d’années, elle réussit à se faire oublier du système. Ces parents ont une auberge à Colmar et sont ravis de la femme qu’elle est devenue. Chantal aime à leur rendre visite, mais n’a jamais souhaité revenir dans son pays d’origine, ne serait-ce que pour le visiter. Alors quand ses collègues lui parlent de ses vacances, de son aide humanitaire plutôt que son tourisme et surtout, de son moment de gloire télévisuel suite à son interview au Népal, Chantal se retrouve totalement déstabilisée car, ce n’est pas elle face à la caméra. C’est sa sœur. Jumelle. Qu’elle n’a pas vu depuis l’âge de deux ans.

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Un cœur gros comme le Monde

Sophie Rouzier est maintenant installée en Allemagne. Toutefois, elle a vécu (et continue de vivre) quelques aventures de globetrotteuses. Ses récits sont inspirés de ces voyages, de faits réels qu’elle a elle-même vu, réalisé et concrétisé, ou ses compagnons de randonnée. Dans sa propre collection, l’autrice a déjà publié un roman : Clara au Guatemala, en 2017. Elle réitère cette année pour un départ au Népal.

Quelques mois auparavant, j’ai lu le premier roman de l’auteure, je connaissais donc le schéma de la collection. Toutefois, il ne faut jamais s’habituer avec Sophie Rouzier, parce qu’elle s’amuse à nous surprendre, à nous envoyer dans nos retranchements, et à nous poser des questions sur notre condition humaine (familiale et sociale). Oui, c’est un roman « à l’eau de rose » (je déteste la traduction de chick-lit) et de road trip, mais ce n’est pas que ça et c’est pour ces raisons que vous ne pourrez pas lâcher les romans de Sophie Rouzier.

Dernier point important : je tenais tout particulièrement à remercier l’autrice pour sa confiance et sa générosité qui m’a envoyé et dédicacé ce service presse. Ces romans vous permettent de vous évader, voyager, découvrir ces terres dont vous n’aurez peut-être pas la chance de voir de vos propres yeux. J’avoue que j’aime prendre le temps de les lire puis faire des recherches sur Internet et visualiser les scènes décrites.

Silhouettes, Laurent Hunziker (Chez Lulu)

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Laurent Hunziker sort de l’ombre ces silhouettes. Au gré du vent, de ces rêves ou de la réalité, l’auteur nous livre son imagination.

L’aventure

Tout commence au début du 20e siècle, par un dimanche soir à Rochefort, où quatre jeunes hommes souhaitent bavasser tranquillement. Le temps de se raconter quelques histoires aux abords du lavoir, ils se font déloger pour plus de quiétudes. Alors ils remontent la rue principale et se dirigent vers les côtés de l’église. Augustin débarque en retard et est raillé par ses camarades pour son goût de la mode. Chacun a perdu au moins une personne de sa famille dans cette guerre mondiale. Pourtant chacun essaie de montrer fort. Augustin n’en peut plus de ses railleries et réclame un défi.

Au fur et à mesure des nouvelles, vous allez voyager en Thaïlande, à Bangkok, pour une paire d’escarpins, où le karma est bien plus entêté que n’importe quelle conviction. Vous pourrez refaire encore et encore ce grand débat, qui continue de séparer la France en deux : le pain au chocolat versus la chocolatine. Vous pourrez aussi voyager dans le temps et prendre les armes auprès des policiers sur les Champs-Elysées, ou devenir maestro à Barcelone pendant une nuit.

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Le changement

Laurent Hunziker s’est d’abord illustré en photographies. Puis, d’un coup de volant, il s’est orienté en tant que conducteur de bus au sein de la capitale française. Saxophoniste, il fait entendre sa musique dans plusieurs groupes, ce qui permet d’effectuer quelques déplacements, notamment vers les contrées de Jeanne d’Arc. L’auteur a publié son premier roman : En un rien de tant, en 2016.

Les éditions Chez Lulu permettent aux auteurs indépendants de trouver un moyen de publication à leurs créations. Laurent Hunziker nous fait part de son recueil de nouvelles. L’auteur fait preuve d’une grande littérature. Le romancier réinvente le monde avec ses quelques nouvelles. Le français, la grammaire, les allégories et métaphores n’ont plus de secrets pour lui. Vous volerez de surprises en surprises avec Laurent Hunziker.

Aetherna Tome 1 – L’émissaire de l’au-delà, Guilhem Méric (J’ai lu)

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Chayton a un pouvoir spécial, mais il ne le sait pas encore. C’est seulement à l’âge adulte qu’il en comprend conscience : il a la possibilité d’entendre parler les morts.

L’émissaire médicalisé

Chayton est un jeune adolescent. Il aime consacrer sa vie à la peinture. Sa vie d’artiste le met à l’écart des personnes de son âge. Lorsqu’il entend qu’une réunion de famille – au grand complet – est en train de se réaliser, il s’enferme dans sa chambre, attrape son lecteur MP3 et tente de se concentrer. Tout en sachant que la tâche sera difficile, il donne le change à son père quand celui-ci lui demande de rejoindre tout le monde. Chayton refuse, préférant se donner à sa passion et espérer que ce moment délicat passe le plus rapidement possible. Toutefois, après s’être énervé de la situation et balancer son Royal Aircraft dans le mur, un léger bruit de moteur le réveille au cours de la nuit. Le Royal Aircraft semble réparer et tourner sur lui-même tout seul, sans force visible. Chayton s’approche davantage et une abeille le plante son dard dans l’œil.

Chayton a rejoint la clinique Saint-Aimée d’Assise, dès la fin de ses études. Au sein du service d’unité des soins paliatifs, Chayton passe sa première journée avec son nouveau responsable : Franz Sparck – le fils de l’homme ayant financé la construction du service – nouvellement promu infirmier en chef. Chayton souhaite remplir son rôle d’auxiliaire de vie, accompagnant les personnes en fin de vie. Franz prend son travail au pied levé. Pourtant, Chayton va devoir coordonner son nouveau poste avec sa découverte d’entendre parler les morts.

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L’émissaire artistique

Guilhem Méric est un fervent artiste. Passant de l’illustration à la musique, il compose Isabelle et le roi (qui est monté au Trianon et au Palais des Glaces). Il retourne à ses sources, tout en prenant en compte son évolution et se dirige vers l’infographie et l’écriture. Vous aurez peut être entendu parler de lui avec Myrihandes, une saga fantaisie financée avec Ulule au cours de l’année 2017.

Les éditions J’ai lu ont bien été inspirées de saisir le début de la série Aetherna. Vous vous sentirez vivre plus que jamais, que ce soit en plein milieu de la lecture, ou après l’avoir terminé. Ce premier tome est l’un de ces livres que l’on a besoin de lire sur plusieurs jours et à plusieurs reprises, pour s’en imprégner davantage à chaque fois. Chaque détail vous fascinera, telle l’abeille partageant les communications des morts. La science-fiction fantaisie est enthousiasmante, envoûtante et revigorante.

Ragdoll, Daniel Cole (Pocket)

Daniel Cole envoûte et repose la question du bien et du mal. Le mal peut engendrer le bien, et inversement. Reste à savoir qui mène la danse.

La poupée de chiffon

L’inspecteur « Wolf » Fawkes se retrouve réveillé par les bruits de quartier au milieu de la nuit. Alors qu’il aperçoit les gyrophares, son téléphone sonne. Son supérieur, l’inspecteur-principal Simmons l’appelle à le rejoindre le plus rapidement possible pour un nouveau meurtre un peu spécial. Après s’être habillé, Wolf traverse la rue de son quartier malfamé, évite les journalistes et accède à la scène du crime.

Simmons s’est joué de lui sur la spécialité du meurtre. « Un cadavre. Six victimes. Aucun suspect. » Comme si l’affaire ne se montrait pas assez compliquée, certains journalistes se retrouvent avec ces informations. Enfin « certains », une seule : Andrea, l’ex-femme de Wolf. Pour l’aider dans ces épreuves, et sa trahison, Andrea diffuse tout. Le cadavre est reconstitué de six personnes. Six autres victimes vont mourir sous un calendrier des deux semaines à venir. La liste des six noms est rendue publique tandis que le chronomètre avance.

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L’auteur intrépide

Daniel Cole est une force britannique patriotique. Il tente de sauver des vies, du mieux qu’il le peut, en devenant ambulancier. L’auteur s’investit aussi pour les animaux et rejoint la SPA. Après la maîtrise de ces deux éléments, il part pour la côte et travaille dans la Royal National Lifeboat Institution. L’homme trouve alors le temps de prendre la plume et écrit cette trilogie, dont Ragdoll est le premier tome (à partir du scénario pilote qu’il a tenté de vendre).

Je tiens à remercier les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre en service presse. Le mois du polar est terminé. La maison d’édition a su jouer avec nos nerfs, et même nous faire peur avec plusieurs de leurs titres courant mars.

Difficile de juger ce livre. Daniel Cole s’amuse avec le lecteur et lui demande de remettre en perspective ses conditions d’humains, sa nature même et sa colère envers la société. Un flic travaille selon ses propres règles afin d’assurer l’emprisonnement du coupable, allant jusqu’à fabriquer des preuves de sa culpabilité. Le héros de l’auteur s’assombrit au fur et à mesure des lignes, des pages, jusqu’à se demander s’il n’est pas devenu lui-même l’un de ses dossiers qu’il traiterait avec ses règles. La noirceur vous entoure comme une brume tenace, à vous de choisir si vous restez en parcourant les divers aboutissants ou si vous vous éloignez en la tenant à l’œil.

Nos mondes superposés, Eloïse Grand (Edilivre)

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Lily voit des événements extraordinaires, mais elle préfère les taire au prix de sa liberté. Enfin, jusqu’à ce qu’un accident dissipé arrive.

Deux mondes…

Lily est une jeune femme universitaire. Sa famille habite en ville, alors tous les jours, Lily a son petit rituel pour rejoindre Mia, sa meilleure amie puis filer en cours de droits. Mais Lily n’est pas comme tout le monde. Elle voit le monde parallèle comportant des humains. L’ensemble de ses semblables traversent des milliers d’humains chaque jour sans s’en apercevoir.

Lily, elle, fait en sorte de passer à travers le minimum de personnes possibles. Depuis qu’elle a remarqué ce phénomène, le ressenti est plutôt désagréable mais elle semble être la seule à avoir découvert cet épiphénomène. Amoureuse de Jimin (qui appartient à l’autre monde), Lily aime le regarder rire tout le temps avec son meilleur ami, Kyle.

Après une journée de cours, Lily rentre chez elle (après être passée acheter un casque pour son frère) et se fait percutée par une voiture. Elle se retrouve dans l’autre monde, celui qu’elle voyait et entendait jusque-là mais dans lequel elle ne pouvait participer. Lily prend la place d’Emily Lewis, la jeune fille ayant eu également un accident de voiture au même endroit, au même moment.

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… pour une seule personne

Eloïse Grand est une jeune femme qui cherche son horizon dans les livres depuis sa plus grande enfance. Après avoir harcelée sa sœur pour comprendre la mécanique de la lecture et s’être construite une bibliothèque de toute son adolescente, l’auteure a pris cette fois la plume afin de partager ses propres histoires.

L’autrice nous livre un roman fantastique original. Elle s’appuie parfois sur quelques références de science-fiction, mais vous ne pourrez pas lui en vouloir de rétablir quelques classiques. L’originalité de cette histoire va vous éblouir et vous fera tourner les pages à une vitesse folle. La romancière fait également trait d’humour et d’amour. Vous vous attendrez presque à toucher ses personnages du bout des doigts, à travers notre monde.

L’habit ne fait pas le moineau, Zoe Brisby

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Alex décide de s’inscrire sur partage-voiture.com pour se rendre à Bruxelles et tenter de retrouver son amour d’enfance.

Moine, moineau, quelle différence ?

Alex est un jeune homme de 25 ans. On pourrait croire qu’il ne pense seulement à faire la fête, voir ses amis et boire quelques bières. Et bien non, Alex a été détecté par un médecin comme dépressif, depuis quelques jours. Pas un grand dépressif, mais bien assez pour se poser toutes les questions d’existence, de ne pas savoir quoi faire de sa vie et d’être arrêté. Alex se décide alors à partir pour quelques jours en Belgique, à Bruxelles.

Du fait de sa maladie, il souhaite partager son véhicule. Mais il se rend compte que le questionnaire est très ennuyeux et que les personnes l’ayant rempli méritent toutes un prix. En partant à Bruxelles, Alex espère retrouver Alice Laferty, son amour secret depuis le CM2. Son espoir était mince mais si ça l’aidait à remonter la pente, il n’allait pas passer à côté.

Maxine répond à l’annonce d’Alex. Elle se présente sous le pseudonyme de Max, sans âge. Cette vieille femme espère se rendre en Belgique, uniquement afin d’abréger ces derniers jours. Après toutes ces années, elle veut en finir. Toutefois, elle espère changer la vie de la personne qui l’amènera jusqu’à Bruxelles. Elle tombe sur Alex.

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L’habit ne fait pas le moine

Zoe Brisby est une toute jeune autrice. En effet, elle s’est attaquée à l’écriture seulement en février 2016. Ce livre est son deuxième roman. Le premier, La solitude du gilet jaune, a été auto-publié puis repris par City Editions, en mai 2017. En moins de deux années, l’auteure en est à sa deuxième publication, l’écriture est encrée dans son sang maintenant.

Une aventure, un voyage, une traversée humoristique et abordant des sujets très importants et sérieux, tels l’euthanasie, la déception amoureuse et la dépression. La société contrôle majoritairement ces sujets qui semblent communs et peuvent arriver à n’importe qui, mais chacun a une réaction différente. L’autrice nous démontre quels parcours pourraient prendre Alex et Maxine. Vous pouvez vous en imaginez autant que vous le souhaitez, n’oubliez pas que chacun ressentira autrement la situation.