Le pensionnat de Mlle Géraldine – Tome 1 Etiquette et espionnage, Gail Carriger (Le livre de poche, Orbit)

chronique le pensionnat de mlle geraldine tome 1 etiquette et espionnage gail carriger le livre de poche orbit science fiction banner

Sophronia aime comprendre tous les mécanismes, même si sa mère aimerait simplement qu’elle soit une jeune fille convenable. Alors elle doit absolument empêcher l’étrangère de l’emmener dans ce pensionnat.

Etiquette

Sophronia Angelina Temminick a seulement 14 ans. Ces nombreux frères et sœurs font d’elle la plus jeune fille de la famille, mais pas de la fratrie. Alors elle tente de s’illustrer, tout en évitant les diversions de ses frères. Lors de ces recherches, elle doit faire extrêmement attention aux mécanismes – aux robots aux services de ces parents pour les aider dans les diverses tâches ingrates. Sinon ils iront cafter auprès de sa mère et elle est sûre d’être punie.

Une étrangère visite la famille Temminick. L’entretien entre la mère et l’étrangère est d’ordre privé. Sophronia n’a pas d’autres choix que de passer par le monte-charge afin de suivre la conversation. Lorsqu’elle essaye de faire travailler le mécanisme de l’intérieur, le monte-charge descend précipitamment et elle se retrouve deux étages plus bas, la tête dans ses jupes et le dessert renversé sur cette grande dame. Négocier avec sa mère afin de ne pas aller dans ce pensionnat ne va pas être facile après cette échauffourée.

chronique le pensionnat de mlle geraldine tome 1 etiquette et espionnage gail carriger le livre de poche orbit science fiction

Espionnage

Gail Carriger a obtenu ses diplômes en archéologie et en anthropologie, respectivement à Nottingham et à Santa Cruz. Preuve en est que l’auteure maitrise parfaitement les voyages de ces personnages. La connaissance des lieux lui donne un avantage incontestable pour générer auprès de son lecteur les sensations et les émotions qu’elle souhaite. Sa première série Le protectorat de l’ombrelle est également un best-seller.

La maison d’édition Orbit a mis la main sur une magnifique plume américaine et british à la fois. Le style et la classe sont alors obligatoirement omniprésents. Le livre de poche l’a republié, dans son format de prédilection, pour le plus grand bonheur de son public français. La traduction de Sylvie Denis nous transmet les émotions de Gail Carriger. Vous sentez les voyages, les observations et l’épanouissement de l’auteure. Un premier tome prometteur, plus d’aventures et de divertissements semblent filer à l’horizon.

L’ange de la nuit Tome 1 – La voie des ombres, Brent Weeks (Milady)

chronique l ange de la nuit tome 1 la voie des ombres brent weeks bragelonne milady fantasy série banner

Azoth est un enfant esclave d’une dizaine d’années. Il rêve de pouvoir s’en sortir. Mais le Rat ne le laissera pas partir comme ça.

Un combat sans merci

Azoth doit se débrouiller pour trouver à manger et l’argent pour avoir la protection de sa guilde. S’il ne paie pas, la guilde ne le protégera et le Rat le battra jusqu’à ce qu’il soit satisfait de la marque laissée sur lui pour faire comprendre à toutes les adhérents qu’ils n’ont pas le choix. Mais Azoth ne cherche pas seulement à se protéger. Il a pris sous son aile une jeune fille, plus petite et muette : Poupée.

Azoth n’a pas le choix. Il a beau cherché toutes les solutions, c’est la seule et unique. Tout le Dédale n’est construit que de guilde d’enfants plus ou moins âgés, orphelins et esclaves. C’est une coutume courante. Il doit apprendre à accepter ou il doit affronter le Rat. Alors quand celui-ci frappe de nouveau un enfant qui avait payé sa solde, juste pour impressionner toute la file et qu’il s’en prend à Poupée, Azoth a du mal à se contrôler mais le Rat a deux fois plus de force que lui.

chronique l ange de la nuit tome 1 la voie des ombres brent weeks bragelonne milady fantasy série

Une ombre parmi les ombres

Brent Weeks a un parcours un peu éclectique. Après son diplôme en études anglaises et avoir parcouru le monde, il devient barman et commence à écrire au coin du bar sur des serviettes. Les éditions Orbit l’embauchent pour son premier roman : La voie des ombres. L’auteur agrémente son histoire avec beaucoup de descriptions, ce qui laisse très peu de place à l’imagination. Le côté positif de ces descriptifs est que vous déroulez un film qui évolue, s’enrichit au fur et à mesure. Les lecteurs pourront presque avoir l’impression d’être dans un polar du milieu du XXe siècle.

Les éditions Bragelonne ont vu un auteur fantaisie à grand succès alors ils n’ont pas traîné pour le traduire et le publier. Le label Milady a repris la couverture initiale magnifique pour sa version de poche. Je trouve tout de même dommage que les éditions Orbit n’aient pas insisté pour construire plusieurs parties. Par exemple, lorsqu’Azoth est Azoth puis qu’il devient Kylar. La césure est ressentie, imagée mais elle aurait eu plus d’impacts si elle était présente. La traduction d’Olivier Debernard va vous faire vivre toutes les aventures du jeune héros comme si vous étiez juste à côté de lui.