Les compagnons de l’arc en ciel, E. R. Link

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Nocte est une adolescente, sachant manier l’épée comme personne. Elle déroge aux ordres de son père et de son roi pour affronter son pire ennemi lors du tournoi des quatre saisons.

Un pont

Des années plus tard, Nocte est devenue la Reine de la Nuit. Elle domine la Terre Noire, avec son époux le Prince du Crépuscule. Elle craint pour la vie de son mari, mais aussi pour sa fille, Stella, seulement âgée de neuf siècles. Son ennemi de toujours, Lucius, le Seigneur du Jour, a envahi ses terres et est sur le point de la défaire. La mort (le meurtre plutôt) de son père est resté dans sa mémoire. Nocte n’a pas besoin de le voir se reproduire avec son mari et son enfant.

La Reine de la nuit prend le taureau par les cornes et décide de partir négocier avec son ennemi. Après tout, le Seigneur du Jour n’a pas pu oublier leur affrontement dix siècles plus tôt. De plus, Lucius a également une famille : Aurore, sa femme et fée de l’Aube, et Horizon, leur fils. Lui aussi doit rêver de clôturer cette guerre bien trop longue, qui dure depuis la naissance de leurs enfants. Une alliance doit sortir de cette rencontre, mais cela suffira-t-il à créer la paix après toutes ces années de combat ?

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Un arc-en-ciel

E. R. Link remporte son pseudonyme grâce à ses lecteurs, qu’elle chérit. Tous les univers l’intriguent. Elle s’essaye partout ce qui lui permet de s’évader. Le découpage de l’univers, très réfléchi, permet de mesurer l’implication de l’auteur. Le début de l’aventure peut paraître compliqué et rapide, mais il faut s’accrocher. Les explications viennent par la suite avec bien plus de profondeur et de détails. E. R. Link accompagne le lecteur dans chacune des pensées qu’il aura car elle sait exactement ce qu’elle souhaite faire.

L’objet livre est extrêmement travaillé. L’auteure est aussi dessinatrice, une artiste en somme. Ces effigies ravissent le roman, et ont de quoi faire pâlir les dessinateurs fantastiques. L’intégration des dessins dans le roman, idéale pour la lecture, complète l’univers sans gêner le lecteur habitué à enchaîner les pages. Ma lecture numérique a été agréable mais je pense que la lecture papier doit être ravissante.