Allo le SAMU ? Brèves d’hôpital, Jean-Baptiste Fleury

chronique Allo le SAMU Brèves d_hôpital Jean-Baptiste Fleury simplement biographie documentaireVous en entendez parler depuis le début de l’été : les régulateurs ont un métier extrêmement important et dont la vie ou les complications du patient peut leur être judiçiable. Alors comment se passe réellement ce travail ? Jean-Baptiste Fleury vous raconte son expérience.

D’abord, vous devez savoir que les régulateurs ne sont pas le SAMU, ils font partis d’une sous-direction appelée SMUR (Service Médicale d’Urgence et de Régulation). La régulation est présente dans des bureaux administratifs avec un nombre d’ordinateurs et d’écrans importants, correspondant en permanence avec toutes les services hospitaliers existants (pompiers, médecins, SAMU, etc.).

Les régulateurs sont vos oreilles à la moindre urgence et vous dirigeront vers les services nécessaires. Ils ont un casque vissé sur la tête douze heures par jour et n’ont pas le droit à la moindre erreur, celle-ci pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la victime, les témoins, mais aussi les services de secours mis à disposition.

Mais le travail du régulateur ne s’arrête pas seulement à envoyer les moyens de secours sur place, comme vous pourriez le penser (et comme je le pensais avant la lecture de ce documentaire autobiographique). Le régulateur doit encore prendre en compte les retours des secours sur place, les retranscrire et les remettre au médecin (régulateur de service), et enfin orienter les secours avec la victime vers le service d’urgence le mieux adapté à sa situation.

Jean-Baptiste Fleury nous conduit par son expérience dans les bureaux des régulateurs et vivre la régulation des secours d’urgence en direct. L’état a mis en place un seul numéro d’entrée, depuis des années, le 15 (puis il a été complété par le 112, le numéro européen appelable d’un téléphone fixe comme portable). Cette réforme a permis de réduire le stress de louper un appel sur les divers numéros spécialisés qui pouvaient exister, mais maintenant un nouveau stress est apparu : celui de devoir répondre dans la minute de l’appel (un des seuls moyens pour s’assurer qu’une victime pourra survivre à une crise cardiaque par exemple).

Demain, vous serez peut être victime ou témoin d’un accident, vous aurez besoin des services du SMUR, mais le temps qu’ils arrivent pour prendre le relais, vous pouvez intervenir grâce aux stages de secourisme. Rappelez-vous d’une chose, en cas d’urgence : appelez le 15 (ou le 112).

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