Aliénor, Aurélien Grall

chronique aliénor l origine de toutes les haines aurélien grall autoedition fantastique science-fiction banner

Plusieurs guerres locales prennent de l’ampleur dans le monde. Les habitants se sentent délaissés et n’ont plus qu’une solution : devenir actif dans ces guerres.

Enquête…

Les guerres locales s’enchaînent et les autorités ont de plus en plus de mal à les arrêter, ou même à les contrôler. Personne n’est en sécurité. Que ce soit un homme, une femme, un enfant ou une personnalité. Le président des Etats est lui-même en danger face à ces conflits.

Alors que quelques personnalités – les représentants de divers états et protecteurs des civils – cherchent la source de ces conflits, ils en viennent à la conclusion que tout vient de l’homme lui-même. La solution semble simple mais difficile à adopter, les représentants étant eux-mêmes des hommes. Une sélection de femmes ultraperformante, extrêmement entraînée physiquement, psychologiquement et très séduisante pourra intervenir pour stopper définitivement tout accrochage non accepté par les représentants de l’Organisation.

Une poignée d’enfants est sélectionnée grâce à leurs profils génétiques exceptionnels. Les parents d’Alexia ne peuvent plus assumer son éducation, l’avoir à leur charge. Clarisse voyage de pensionnat en pensionnat, faisant partie de l’élite parmi l’élite des riches. Fille d’émigrés, Jade part pour suivre la meilleure instruction que ses parents n’auront jamais. Les jeunes filles vont devoir s’entraîner dures pour exceller.

chronique aliénor l origine de toutes les haines aurélien grall autoedition fantastique science-fiction

… au cœur de l’action

Aurélien Grall se multiplie dans le monde de la finance, de l’enseignement et de l’édition. Il publie son premier roman – AlLIENOR – en 2014. La suite voit le jour deux années plus tard – Le trône de cendre. L’auteur aime prendre des risques et augmenter les combinaisons pour vous transmettre toujours plus.

Le parcours sportif des filles peut paraître redondant mais le fait d’apporter des éléments nouveaux à chaque séance donne toujours l’envie de continuer à tourner les pages.

Le projet ALIENOR est une série qui vous incite à tout remettre en question. Plusieurs thèmes se posent dans ce premier tome : l’éducation, la maltraitance, le féminisme. Aurélien Grall entre dans ces sujets sensibles avec grâce et détermination. Il les mène tout au long de son roman sans jamais dévier, vous montrant les divers panels de pensées et vous laissant avoir le vôtre.

La rumeur – Tome 1 La fuite, Solenne Hernandez (Bookelis)

chronique la rumeur la fuite solenne hernandez simplement fantasy bookelis banner

La planète Terre a été beaucoup trop malmenés par ses anciens habitants et elle ne peut plus fournir assez à manger pour l’ensemble de ces habitants restants. C’est ainsi que des secteurs se sont construits.

Attrape rêve

Le Secteur garantit l’apport de vivres et de sécurité aux villages qui l’entourent. En échange, les habitants doivent travailler, quasiment chaque jour, dans les terres afin de vérifier que les rendements seront maximums. Une rumeur court dans tout le village, et autour. Une rumeur que tous les enfants connaissent par cœur, mais qu’ils aiment réentendre à n’importe quelle occasion.

Des habitants se sont élevés contre le Secteur car la répartition n’est pas aussi équitable qu’il ne le laisse paraître. Le Secteur les abat pour maintenir la paix. Le temps, pour le témoin, d’aller chercher de l’aide, tous les corps ont disparu. Brewen et Oswald sont deux enfants du village. Ils fuient après une attaque du Secteur, en pleine nuit. Le Secteur a besoin de tous les enfants, attraper leurs rêves et diffuser la paix dans tous les villages. Une fois leurs rêves attrapés, les enfants ne sont plus que des légumes, des êtres vivants sans espoir, sans reconnaissance, sans rêves. Aucun fuyard ne doit entrer en contact avec les villages encore sous la coupe du Secteur.

chronique la rumeur la fuite solenne hernandez simplement fantasy bookelis

Potentiel dystopique

Solenne Hernandez est une autrice de la nouvelle société, du 21e siècle. Elle commence par écrire sur Wattpad puis se publie, notamment, grâce à Bookelis sa trilogie dystopique. L’autrice est sur tous les réseaux sociaux mais préfère garder la discrétion sur sa vie personnelle, vous pourrez la comprendre. N’hésitez pas à interagir avec elle, elle adore échanger sur ces romans et ceux des autres.

La rumeur commence rapidement mais, l’auteure n’hésite pas à prendre son temps ensuite pour vous expliquer toutes les implications. La frustration vous fera peut-être tourner quelques pages pour savoir ce qu’il va se passer ensuite, mais vous reviendrez vite où vous étiez pour tout comprendre dans les moindres détails. Vous serez emportés avec les personnages de Solenne, avec beaucoup de potentiel.

#BookclubPKJ A la rencontre de Kelley York et Pauline Mardoc

Pauline, la directrice de collection chez Pocket Jeunesse pour les 15 ans et plus, a tenu à nous présenter l’une de ses auteures fétiches : Kelley York, après son propre coup de cœur livresque, lors d’une rencontre bookclub.

Le #bookclubPKJ, c’est quoi ?

La maison d’édition Pocket Jeunesse organise un bookclub (club de lecture) tous les quatre mois afin de nous faire découvrir leur coup de cœur dans leurs bibliothèques.

Life Lifestyle bookclub rencontre Kelley York Pauline Mardoc logo bookclubPKJ

Du coup, toute une équipe débarque et vous fait passer un super bon moment accompagnés d’une trentaine d’autres lecteurs / bloggeurs (ça nous permet de mettre des têtes en face des comptes Twitter / Instagram / Facebook et compagnies) de mini-cupcakes.

Life Lifestyle bookclub bookclubPKJ rencontre Kelley York Pauline Mardoc mini cupcake PKJ pocket jeunesse

Le #bookclubPKJ, tout en surprises

La première surprise est un lieu absolument exceptionnel, qui dégage les ondes positives et où nous aimerions bien s’y installer (pour lire ou pour travailler en mode co-working).

Life Lifestyle bookclub bookclubPKJ rencontre Kelley York Pauline Mardoc mur citation la compagnie

Deux superbes annonces surprises. Pauline nous a fait l’honneur de nous faire savoir que le Prix des incorruptibles de cette année est pour Aristote et Dante. Kelley York s’est exprimée dans une vidéo et nous a déclaré que son roman Other breakable things sera publié en français, dans le catalogue PKJ 2018.

Life Lifestyle bookclub bookclubPKJ rencontre Kelley York Pauline Mardoc directrice de collection pocket jeunesse

L’une des surprises a malheureusement été abrogée (pour raison personnelle) : la présence de la traductrice, Laurence Richard. En tout cas, son magnifique travail a été salué par tous les lecteurs (oui, « lecteurs », il y avait un homme) présents.

La rencontre du dernier espoir, c’est aussi une playlist du tonnerre. Alors Marie (la super community manager, capable de vous demander de sortir si vous n’avez pas lu son coup de cœur de tous les temps mais qui ne mord pas) nous a concocté un blindtest. On s’est bien marré sur notre… heu… non-culture.

La dernière surprise (et non des moindres) est de repartir avec l’annonce du prochain #bookclubPKJ et le premier chapitre de Heartless par Marissa Meyer. A priori, la publication est prévue pour octobre.

Life Lifestyle bookclubPKJ rencontre Kelley York Pauline Mardoc prochain bookclub marissa meyer heartless chroniques lunaires

Oh, une dernière. Quelques artistes licornes étaient rassemblées à notre table. Voici ce que ça donne ! On est douées, n’est-ce pas ?

Life Lifestyle bookclub bookclubPKJ rencontre Kelley York Pauline Mardoc dessin art cooperation

Le savoir-vivre de la Parisienne… ou pas !, Laurence Caracalla (Grasset)

chronique le savoir-vivre de la parisienne ou pas Laurence Caracalla Grasset documentaire banner

Que vous soyez Parisienne de longue date, que vous allez le devenir, et même si vous le deviendrez jamais, ce guide est fait pour vous ! Pour rire et vous détendre (dans ces bouchons interminables).

Le savoir-vivre

Si vous ne le savez pas encore, la Parisienne n’a pas besoin d’être née à Paris pour être Parisienne. D’ailleurs, elle ne l’est souvent pas. Et oui, Parisienne avec une majuscule parce que personne ne va l’oublier sur son passage. Tout le monde sait la reconnaître à des kilomètres à la ronde, surtout quand elle « accepte » de passer le périphérique, mais comment agit-elle réellement dans son habitat naturel ?

La Parisienne connaît son quartier, les bons endroits où se montrer, où ne pas être vue mais ne vous fera jamais le plaisir de vous donner ces bonnes adresses. Des sentiments contradictoires accompagnent souvent la Parisienne. L’humour, par exemple, elle sait autant rire d’elle-même que des autres. Ou encore arrogante, vous n’existez pas, à ses yeux, si vous n’avez pas un sac-à-mains signé. Les écrivains, les scénaristes, même les acteurs (pensez à Scarlett Johansson) savent que la Parisienne est à part et qu’il ne faut pas la considérer comme le reste des Français.

chronique le savoir-vivre de la parisienne ou pas Laurence Caracalla Grasset documentaire

La Parisienne

Laurence Caracalla décrypte la Parisienne dans tous les lieux, dans tous les moments de sa vie et sous toute la météorologie. L’autrice n’en est pas à son premier guide de savoir-vivre, ce qui en fait une référente pour connaître les us et coutumes des bonnes manières. Laurence sait de quoi elle parle puisqu’elle est née et vit à Paris. Alors elle peut se permettre d’analyser, de critiquer et de se moquer de cette Parisienne, en qui chaque femme de la capitale se reconnaîtra (au moins en partie).

Les éditions Grasset transmettent un art de vivre avec ce petit guide. La maison d’édition voit grand et c’est on-ne-peut-plus plaisant. La mise en page est extrêmement travaillée de la couverture à la quatrième, en passant par les rabats contenant des quizz, et le contenu avec des dessins et un style humoristique mais juste. Les illustrations d’Aélie Molins ravissent les propos de l’autrice. Entre aquarelle et dessins colorés, la dessinatrice attire le regard autant qu’une Parisienne en stilettos un jour de pluie.

Les compagnons de l’arc en ciel, E. R. Link

chronique Les compagnons de l'arc en ciel E. R. Link fantasy banner

Nocte est une adolescente, sachant manier l’épée comme personne. Elle déroge aux ordres de son père et de son roi pour affronter son pire ennemi lors du tournoi des quatre saisons.

Un pont

Des années plus tard, Nocte est devenue la Reine de la Nuit. Elle domine la Terre Noire, avec son époux le Prince du Crépuscule. Elle craint pour la vie de son mari, mais aussi pour sa fille, Stella, seulement âgée de neuf siècles. Son ennemi de toujours, Lucius, le Seigneur du Jour, a envahi ses terres et est sur le point de la défaire. La mort (le meurtre plutôt) de son père est resté dans sa mémoire. Nocte n’a pas besoin de le voir se reproduire avec son mari et son enfant.

La Reine de la nuit prend le taureau par les cornes et décide de partir négocier avec son ennemi. Après tout, le Seigneur du Jour n’a pas pu oublier leur affrontement dix siècles plus tôt. De plus, Lucius a également une famille : Aurore, sa femme et fée de l’Aube, et Horizon, leur fils. Lui aussi doit rêver de clôturer cette guerre bien trop longue, qui dure depuis la naissance de leurs enfants. Une alliance doit sortir de cette rencontre, mais cela suffira-t-il à créer la paix après toutes ces années de combat ?

chronique Les compagnons de l'arc en ciel E. R. Link fantasy

Un arc-en-ciel

E. R. Link remporte son pseudonyme grâce à ses lecteurs, qu’elle chérit. Tous les univers l’intriguent. Elle s’essaye partout ce qui lui permet de s’évader. Le découpage de l’univers, très réfléchi, permet de mesurer l’implication de l’auteur. Le début de l’aventure peut paraître compliqué et rapide, mais il faut s’accrocher. Les explications viennent par la suite avec bien plus de profondeur et de détails. E. R. Link accompagne le lecteur dans chacune des pensées qu’il aura car elle sait exactement ce qu’elle souhaite faire.

L’objet livre est extrêmement travaillé. L’auteure est aussi dessinatrice, une artiste en somme. Ces effigies ravissent le roman, et ont de quoi faire pâlir les dessinateurs fantastiques. L’intégration des dessins dans le roman, idéale pour la lecture, complète l’univers sans gêner le lecteur habitué à enchaîner les pages. Ma lecture numérique a été agréable mais je pense que la lecture papier doit être ravissante.

John Fade – L’affaire Johan Jones, Grégory Bryon

chronique John Fade L’affaire Johan Jones Grégory Bryon Simplement science fiction banner

Vous êtes arrivé en l’an 2260. Une révolution a eu lieu 30 années plus tôt, à faire pâlir Donald Trump. Le monde change-t-il vraiment année après année, décennie après décennie… ?

Une affaire d’androïdes ?

Projeté en 2260, les androïdes sont n’importe où, effectuant les tâches les plus ingrates que l’homme ne veut plus faire sous mesure de pénibilité et de bien-être. Les androïdes s’approchent des humains, mais n’en seront jamais grâce à la révolution de l’année 2230. Cette puissance de technologie ne peut ressentir les émotions, avoir un visage à part entière ou encore réagir avec des intonations. Il pourra toutefois détecter vos sentiments et vous proposer, si besoin, une boisson énergisante ou apaisante.

John Fade, humain à part entière, aimerait vivre pendant le 20e ou le 21e siècle. Accro au bourbon et au bacon, il souhaiterait que toutes ces machines cessent de lui rappeler son état de santé alertant. Détective à ses temps perdus, depuis qu’il a quitté la Police, John doit retrouver Virgil Pepper. Ce dernier a disparu quatre jours plus tôt, selon les dires de sa femme, Julie. Seulement, lorsque John commence les recherches, il n’explique pas le fait que Virgil n’est pas marié selon l’état civil, ni l’existence de Julie.

chronique John Fade L’affaire Johan Jones Grégory Bryon Simplement science fiction

Une affaire culturelle ?

Grégory Bryon n’est pas encore quarantenaire, et pourtant il révolutionne les codes. Après avoir claqué la porte au monde informatique, il utilise maintenant son ordinateur pour vous concocter des histoires hybrides. Son passé d’informaticien et ses passions (tels les moutons électriques de Dick) lui permettent de puiser dans son savoir pour enrichir ses textes.

Courte nouvelle, polar et science-fiction. Ces genres n’ont pas l’air de pouvoir se mélanger, et pourtant l’auteur y réussit très bien. Certes le cliché du détective alcoolique à la bouteille de bourbon dans son tiroir arrive rapidement mais, laissez-lui une chance pour vous emmener dans son univers qui s’installe deux pages plus loin. Les amateurs pourront reconnaître quelques références de science-fiction (notamment 6e sens), et les autres en découvrir de nouvelles. Alors prenez vous une heure (ou deux) pour vous échapper du 21e siècle !

Evolutio, Sophia Laurent

chronique evolutio sophia laurent simplement science fiction banner

Fils de milliardaire, vous roulez à toute vitesse dans votre nouvelle voiture pour attirer l’attention de votre père. Mais voilà, trois hommes ont décidé de vous barrer la route.

La révolution scientifique

Vous avez décroché votre permis l’an dernier. Votre père est habitué à vous faire remarquer sa présence par le nombre de cadeaux et le prix de ceux-ci. Seulement vous, vous aimeriez juste qu’il fasse pâlir son absence. Alors vous faites tout pour éprouver ses sentiments, pour qu’il accepte de vous regarder plutôt que son téléphone ou sa réunion ; y compris vous mettre en danger. Votre mère est décédée. Vous ne vous serez jamais permis ce genre de défi si elle était encore là.

Pourtant, lorsque trois hommes débarquent alors que vous êtes en train de vous garer sur un parking. Vous sentez que quelque chose ne va pas. Puis ils vous envoient dans le décor lorsque vous tentez de vous enfuir. Mais quand vous vous réveillez, vous n’êtes plus dans votre corps. Vous êtes dans celui de Logan – un adolescent de votre âge – dont la mère a à peine de quoi tenir les deux bouts.

chronique evolutio sophia laurent simplement science fiction

L’évolution intrinsèque

Sophia Laurent n’écrit pas depuis son enfance et n’est pas devenue journaliste, comme son personnage Sun Bartas. Mais elle apprécie tout de même cette activité et les recherches. L’aventure, le policier, la dystopie, aucun genre ne lui fait peur. Internet a d’abord été son défouloir. Puis Sophia a pu publier son roman. Elle s’attaque maintenant aux livres interactifs avec la maison d’édition AdrenaLivre.

L’autrice a souhaité nous raconter une histoire complexe mais, qui comporte assez peu de personnages pour suivre parfaitement le fil. Vous n’aurez pas besoin d’être un scientifique avec des études supérieures pour comprendre comment le personnage principal se retrouve dans un autre corps. Sa plume fluide et enrôleuse, comme un page-turner, vous permettra d’approcher ce roman comme une aventure, un polar, une science-fiction ou un fantastique, à votre guise.