Presque minuit, Anthony Yno Combrexelle (404 Editions)

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Retrouvez vous propulser à Paris en 1889 pour revivre les 100 ans de la prise de la Bastille. La liberté du peuple est revenue mais à quel prix ? Et combien de temps tiendront encore les miséreux avant de s’attaquer aux seigneurs ?

Minuit, l’heure fatidique

Un adolescent, jeune adulte – Moignon – est en train de s’attaquer à une petite fille – Pleurs – pour lui dérober les maigres vivres qu’elle possède encore. La jeune fille tente de se débattre et pleure pour attirer les passants, mais ceux-ci ne s’arrêtent pas. Tous deux sont des orphelins, abandonné par leurs parents ou dont les parents sont morts. Une roulotte débarque et réclame le passage de manière intransigeante. C’est exactement ce qu’attendaient les enfants.

Le reste du groupe des orphelins se déploie. Ils n’ont qu’une poignée de secondes, de minutes (dans le meilleur des cas) pour agir et détrousser le voyageur. Le cocher a mis pied à terre et tente d’attraper Moignon pour le corriger, non seulement de l’avoir fait descendre mais aussi de l’empêcher d’effectuer sa course le plus rapidement possible.

Alumette est restée en arrière pour faire le planton. Elle se dirige à toute allure vers le groupe. Elle a repéré leur ancien directeur de centre. Celui-ci est devenu policier et Allumette sait d’avance qu’il fera tout pour les arrêter dès qu’il les aura reconnu. Ils ne lui ont pas laissé un bon souvenir pendant leurs présences au centre, ni lors de leur départ impromptu. L’orphelin voleur réussit à emprunter de manière permanente une montre au voyageur inconnu. La montre est unique (donc d’une valeur considérable) et permet de remonter le temps, avec toutes les conséquences que cela peut avoir.

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Minuit, l’heure énigmatique

Anthony Yno Combrexelle a toujours souhaité se pencher sur l’écriture, mais n’a jamais trouvé le temps. Lorsqu’il reçoit son licenciement économique, il ne voit pas tout s’arrêter dans sa vie. Il prend l’information comme bonne nouvelle. Une nouvelle pour laquelle il va enfin pouvoir réaliser ce qu’il a toujours souhaité faire : écrire. L’auteur remporte le premier Prix 404 Factory (pour lequel une centaine de participants ont tenté l’aventure). Ce livre est son premier roman, mais son aboutissement est déjà immuable.

Les éditions 404 est une très jeune maison d’édition. Lola Salines a finalement craqué et a construit la maison d’édition qui trace au mieux ses valeurs. Dans sa politique éditoriale, vous retrouvez la science-fiction, le fantastique, le steampunk mais aussi l’apocalypse ; les genres qui font le plus de plaisir au geeks. Vous comprendrez donc la référence à 404, la page non trouvée sur le Web (il est impossible que vous n’ayez jamais croisé cette page). Pour en revenir au roman, la plume est révolutionnaire, magnifique et d’une littéralité sans nom. Toutefois, vous ne pourrez donner ce livre à n’importe qui. Les descriptions ne sont pas très étoffées, mais bien présentes pour laisser place à votre imagination à tout dérouler dans votre subconscient. Presque minuit, un roman steampunk à l’aube de la révolution pour redécouvrir la capitale parisienne.

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La nébuleuse d’Héra Tome 1 – La toile du destin, Lydie A. Wallon

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Kendahl est une grande rêveuse, même si elle n’en a pas l’air. Magnus est beaucoup plus terre à terre. La rencontre va être chargée.

Une nébuleuse énigmatique

Kendahl est passionnée par les étoiles, l’humanité et l’infini. Autant dire qu’elle aime admirer les étoiles durant toute la nuit. Kendahl admire ces ancêtres qui ont pu fouler le sol de la Terre sur les photos et documents qui ont été sauvés. Son amour pour la lecture lui permet d’agrandir sa culture. Jean Pièr, son animal de compagnie, apprécie les moments d’échange qu’ils peuvent avoir. Kendahl a choisi la division animalière, c’est pour cette raison qu’elle se retrouve sur la station spatiale SIMRA, tandis que sa famille est sur celle de GENEK, les nouvelles technologies. Pour la fin de son stage, Kendahl ainsi que son groupe ont le droit à une sortie exceptionnelle sur la Terre.

Magnus est en train de monter sur un arbre, en sa qualité d’apprenti cueilleur, lorsqu’il sent que sa sœur jumelle est en danger imminent. Il tente d’attraper son transmetteur, mais il l’a oublié. Lorsqu’il la retrouve, il découvre que sa sœur a été enlevée et tente de poursuivre ses kidnappeurs pour la sauver. Il se retrouve sur Héra, qui n’est pas habité par des humains. Il se rassure en pensant que ce peuple est mortel et que, tout comme les humains, ils suivent les ordres.

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Héra, une exploration envoûtante

Lydie A. Wallon est une femme de design. Artiste dans l’âme, elle fait les Ateliers de Sèvres puis s’oriente vers les arts graphiques dans les grandes écoles de Paris. Devenue freelance, en tant que graphiste et webdesigner, elle crée sa société en 2004. Au cours de l’année 2017, Lydie A. Wallon change de plume pour écrire ce premier roman.

Les personnages de l’auteure vont vous fasciner et vous ne pourrez plus vous passer de l’exploration de ces lieux futuristes. Le roman met du temps à se construire et c’est bien normal dans ce genre. Si vous aimez voir les plans s’animer au fur et à mesure, alors vous aimerez forcément La nébuleuse d’Héra. L’autrice a vraiment réussi sa construction, son envoûtement, sans nous lasser et en vous envoyant toujours vers de nouvelles contrées.

IFICS – Tome 2 Fractured Innocence, Julia Crane (Valknut Press)

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Retrouvez Kaitlin, la seule demi-robot, demi-humaine, programmer pour tuer et entraîner comme un super-soldat mais dont les sentiments échappent au contrôle d’IFICS.

Des sentiments

Après son adaptation, Kaitlin habite chez son petit-ami Lucas. Il n’est pas prêt à laisser partir pour sa première mission, ce pourquoi elle a été modelée, fabriquée et construite. Il ne veut pas qu’elle parte pour une durée indéterminée, ni qu’elle aille risquer sa vie. A la rigueur, il pourrait le supporter s’il avait le droit de l’accompagner mais il n’est pas accrédité pour faire cela. L’entreprise et le Professeur avait déjà eu beaucoup de mal à lui accorder de nouveau leur confiance après qu’ils aient appris la relation qu’il entretenait avec Kaitlin. Erik, le beau gosse et surtout le soldat en qui IFICS a toute confiance, l’accompagnera et la protégera face aux dangers, malgré son humanisme.

Kaitlin ne comprend pas les sentiments de Lucas, mais son corps si. Il la mène jusqu’à son petit-ami pour le rassurer et enfin, se diriger vers cette mission qu’elle attend depuis longtemps. Elle doit arrêter, par tous les moyens, Vance Dasvoik, un trafiquant d’êtres humains qui les utilise comme esclaves, voire esclaves sexuels pour lui-même et ses clients.

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Une mission

Julia Crane maintient son style. Elle n’hésite pas à utiliser son personnage, Kaitlin, pour aller au cœur des événements, plutôt que de s’embêter avec maintes descriptions, comme le font ces collègues britanniques. Les descriptions présentes doivent faire le point d’une attention de votre part, car vous pouvez être certain(e) que l’autrice l’utilisera plus tard dans son roman.

L’éditeur Valknut Press a trouvé sa trilogie qui fait l’objet de toute attention. La couverture est toute aussi travaillée que les descriptions et adaptations qui sont apportées au corps de Kaitlin pour sa mission. La trilogie n’est pas encore traduite dans la langue de Molière, mais est facile à comprendre. Le vocabulaire technique de programmation et de sciences humaines n’a pas besoin d’être compris pour apprécier l’histoire. Les technologies apportent un plus appréciable.

Neogicia Tome 3 – Contagion, Fabien Fournier (Olydri)

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Saly Asigar reprend sa vie normale, après son enlèvement de Memoria à Glacesang (dans le camp de la Coalition). Sa troisième année d’études dans l’école prestigieuse commence.

Virus

Quand vous êtes étudiant au sein de l’école Memoria, vous avez souvent besoin de déstresser, de vivre et de faire tomber l’adrénaline. Pour ça, rien de mieux que de se diriger vers la boîte de nuit la plus proche de l’école et s’éclater sur la piste de danse. Saly et ses camarades se sont promis de ne plus y aller – enfin, tant que leurs vies restent gérables. C’est le dernier jour de vacances avant la reprise des cours pour leurs troisièmes années de formation et ils comptent bien le vivre jusqu’au bout de la nuit, même s’ils seront fatigués pour suivre correctement les enseignements.

La formation commence fort, comme ils s’y attendaient. Loreley développe sa force et sa détermination de plus en plus. L’Empereur Lucans semble avoir trouvé une explication à ses résultats. Il pense que le psychisme de Saly est tellement développé et leur relation si particulière font qu’ils influent sur Loreley, et sur le reste du groupe aussi. Seulement un fléau se répand dans la ville de Centralis. Certains néogiciens semblent attraper un virus, qui les font saigner abondement en interne. L’analysium n’arrive pas à trouver ne serait-ce qu’un point commun entre les différents cas. Lors d’une course, Loreley s’arrête soudainement. Saly ne comprend pas son comportement puis la voit se mettre à saigner.

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Epidémie

Fabien Fournier n’est autre que le créateur de Funglisoft. Vous connaissez peut être mieux son entreprise sous le nom d’Olydri. L’inventeur du webmedia Noob ne tarit pas d’idées. L’auteur est en train de finir sa conceptualisation de la 3e phase de la série, tout en prenant des notes pour la 4e phase ensuite. Son nouveau record d’Europe de crowdfunding lui donne des ailes (plus grandes que celles des Sources).

Pour les non-adeptes de la web-série, le principal est de s’amuser. Neogicia n’est pas aussi humoristique : premièrement, parce que le rôle de l’héroïne – Saly Asigar – a été pensé pour la femme de l’auteur et deuxièmement, parce que vous êtes directement impliqué dans les romans Neogicia avec l’utilisation de la première personne du singulier. Dans ce tome, le recordman s’est pris au jeu et vous envoie chez l’ennemi pour vous torturer l’esprit. Reste à savoir ce que l’auteur va nous imaginer pour la suite de la formation de Saly.

Aetherna Tome 1 – L’émissaire de l’au-delà, Guilhem Méric (J’ai lu)

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Chayton a un pouvoir spécial, mais il ne le sait pas encore. C’est seulement à l’âge adulte qu’il en comprend conscience : il a la possibilité d’entendre parler les morts.

L’émissaire médicalisé

Chayton est un jeune adolescent. Il aime consacrer sa vie à la peinture. Sa vie d’artiste le met à l’écart des personnes de son âge. Lorsqu’il entend qu’une réunion de famille – au grand complet – est en train de se réaliser, il s’enferme dans sa chambre, attrape son lecteur MP3 et tente de se concentrer. Tout en sachant que la tâche sera difficile, il donne le change à son père quand celui-ci lui demande de rejoindre tout le monde. Chayton refuse, préférant se donner à sa passion et espérer que ce moment délicat passe le plus rapidement possible. Toutefois, après s’être énervé de la situation et balancer son Royal Aircraft dans le mur, un léger bruit de moteur le réveille au cours de la nuit. Le Royal Aircraft semble réparer et tourner sur lui-même tout seul, sans force visible. Chayton s’approche davantage et une abeille le plante son dard dans l’œil.

Chayton a rejoint la clinique Saint-Aimée d’Assise, dès la fin de ses études. Au sein du service d’unité des soins paliatifs, Chayton passe sa première journée avec son nouveau responsable : Franz Sparck – le fils de l’homme ayant financé la construction du service – nouvellement promu infirmier en chef. Chayton souhaite remplir son rôle d’auxiliaire de vie, accompagnant les personnes en fin de vie. Franz prend son travail au pied levé. Pourtant, Chayton va devoir coordonner son nouveau poste avec sa découverte d’entendre parler les morts.

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L’émissaire artistique

Guilhem Méric est un fervent artiste. Passant de l’illustration à la musique, il compose Isabelle et le roi (qui est monté au Trianon et au Palais des Glaces). Il retourne à ses sources, tout en prenant en compte son évolution et se dirige vers l’infographie et l’écriture. Vous aurez peut être entendu parler de lui avec Myrihandes, une saga fantaisie financée avec Ulule au cours de l’année 2017.

Les éditions J’ai lu ont bien été inspirées de saisir le début de la série Aetherna. Vous vous sentirez vivre plus que jamais, que ce soit en plein milieu de la lecture, ou après l’avoir terminé. Ce premier tome est l’un de ces livres que l’on a besoin de lire sur plusieurs jours et à plusieurs reprises, pour s’en imprégner davantage à chaque fois. Chaque détail vous fascinera, telle l’abeille partageant les communications des morts. La science-fiction fantaisie est enthousiasmante, envoûtante et revigorante.

Warcross, Marie Lu (Pocket Jeunesse)

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Emika est une jeune femme de 18 ans. Son père est mort suite à un cancer pendant son enfance, en la laissant avec le plein de dettes.

Le jeu de la réalité

Emika se retrouve en foyer, mais elle n’a plus aucune joie de vivre. Son père allait chercher des fleurs du jour de pluie, pour rendre la journée plus lumineuse. Emika sèche les cours et ne s’intéresse plus à rien. Jusqu’au jour où elle entend parler du révolutionnaire Hidéo, suivi de son interview. Hidéo est un jeune adolescent à l’époque et il a trouvé le moyen de créer des lunettes de réalité virtuelle, où la frontière entre réalité et virtuelle n’existe plus (sauf si vous relirez les lunettes). Vous pouvez combattre un dragon en plein New York ou simplement vous dorer la pilule à Tahiti.

Comme tous les jeux, il y a la partie agréable et la partie moins charitable, où les hackeurs et craqueurs cherchent à monnayer leurs actes (retrouver les endettés, exécuter des contrats, faire évoluer la politique…). Emika n’est pas seulement une jeune femme dans ce monde. Le jour de l’interview d’Hidéo, elle a repris goût à la vie, à chercher des solutions, à commencer par résoudre les problèmes de programmation que son exercice lui imposait. Elle est devenue hackeuse pour résorber ses dettes. Et alors qu’elle trouve un moyen de voler un objet unique en plein match d’exhibition mondial de Warcross pour terminer de combler ses dettes et factures, Emika se retrouve dans le jeu et fait bugger Warcross.

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Le jeu de la vérité

Marie Lu a commencé sa vie en Chine, où elle a vécu pendant cinq ans. Ces quelques années sont restées ancrer dans sa mémoire et aujourd’hui, elle nous en sert une petite part dans sa nouvelle série. L’enfant est ensuite allée aux Etats-Unis, puis elle a grandi dans les jeux vidéo jusqu’à en créer. La conception et la programmation n’ont pas de secrets pour elle et c’est bien grâce à ses ingrédients que l’auteure lâche les jeux vidéo pour trouver la plume et débuter sa nouvelle carrière.

La maison d’édition Pocket Jeunesse savait à quoi s’attendre en prenant Marie Lu comme nouvelle autrice. La qualité de l’auteure n’est plus à démontrer. Marie Lu, déjà connu mondialement pour sa série Legend, présente sa nouvelle série Warcross. La réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée n’arrivent pas à faire de bons en avant car elles font peur, elles sont tout de même l’avenir et peuvent être contrôlées. L’autrice nous marque son originalité et fait tomber les pièges, tels les jeux vidéo ; Emika, une jeune femme hackeuse ; le DarkWeb, pas seulement un endroit où l’on peut croiser tueur et terroriste. Cette entrée en matière va vous donner des frissons et va vous envoûter, comme un véritable jeu vidéo.

Les chroniques lunaires 1 – Cinder, Marissa Meyer (Pocket Jeunesse)

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La reconstruction de New Beijing est enfin terminée. La Terre peut enfin se rassurer avec ces nouveaux logements. L’Espace continue de les observer, attendant le pas de côté.

Un cyborg intemporel

Cinder n’est pas une humaine comme tout le monde et c’est la raison pour laquelle, elle est repoussée par les autres. C’est une cyborg. Suite à un accident, elle a dû être opérée. Des chirurgiens lui ont implanté un nouveau pied et une nouvelle main, puis l’ont relié à son cerveau – son tableau de bord – afin de pouvoir contrôler le tout. Son tableau de bord lui permet aussi directement de se relier au réseau, qui lui apporte toutes les informations nécessaires – même si elle aimerait parfois qu’il ne lui apporte pas autant d’informations.

Cinder est aussi une mécanicienne hors pair. Elle doit travailler pour faire vivre sa famille – ou plutôt sa belle-mère et ses deux sœurs. Peony, sa plus jeune sœur, aimerait pouvoir la suivre dans chacune de ses aventures mais sa mère refuse tout net, surtout qu’elle n’a jamais demandé à avoir ce cyborg dans sa famille. Le départ de son mari l’a anéanti depuis des années et le ressentiment ne s’affaiblit pas. De plus, New Beijing est secoué par la maladie de plus en plus régulièrement.

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Une chronique vivifiante

Marissa Meyer a obtenu son diplôme d’éditrice. A peine sortie des bancs de l’université, l’autrice publie ce premier roman. C’est le début d’une longue aventure qui commence alors en 2012. Depuis, les chroniques lunaires se sont enrichies de trois autres tomes et d’un prequel. L’an dernier, une nouvelle série a débuté avec Heartless, basé sur l’histoire d’Alice aux pays des merveilles.

La maison d’édition Pocket Jeunesse a repris la saga pour la traduire. Le traducteur, Guillaume Fournier, est malheureusement inconstant. Le début du roman semble écrit pour un enfant en début d’adolescence et la fin d’une bonne littérature et de poésie. Il m’est rare de rencontrer des problèmes avec la traduction. Le ressenti et l’attachement avec l’héroïne semblent absents, ce qui pourraient expliquer ces difficultés.

En commençant ce livre, vous pourrez être désarçonné(e). Le projeté dans l’univers est trop rapide, puis tout ralentit le temps de quelques explications pour le lecteur s’y retrouve et on repart sur les chapeaux de roues pour continuer (ainsi de suite). Beaucoup de rebondissements sont présents tout au long du livre, c’est ce qui permet un rythme soutenu et avec quelques surprises de prime abord. Malheureusement pour la grande découverte finale (ou presque), je l’avais vu venir depuis quelques centaines de pages. Reste à savoir si c’était souhaité par l’auteure afin d’interroger son lecteur sur la manière de l’amener ou sur le comment l’histoire va-t-elle se dérouler par rapport au conte.