#LoveRead : Réminiscence, Céline Guillaume (Underground)

chronique reminiscences celine guillaume underground romance loveread bones banner

Romane est aux antipodes de ses amis, qu’elle aime pourtant. Son bonheur se note sur sa solitude, ses balades et ses découvertes.

La malédiction de Toutânkhamon

Romane savoure ses derniers moments de vie étudiante. Elle ne sait quel choix faire pour construire sa future vie entre la région toulousaine, où elle vient de terminer ses études, et la région bretonne, où elle a toujours vécu. Tout en préparant ses bagages, elle se rend compte que ses amis ont les mêmes ennuis qu’elle. Alors pour la dernière fois, ils vont se retrouver pour un pique-nique toute la journée à refaire le monde. Puis ils vont se rendre à une soirée pour parfaire la désintégration. Romane n’est pas fan de soirée et rencontre sur sa route retour une femme étrange, qui meurt avant l’aube.

Bien des années plus tard, alors que Romane commence à être reconnue pour son travail archéologue, elle pense reconnaître la femme étrange. Comment est-ce possible à des milliers de kilomètres de la région toulousaine ? Et du décès de cette femme ? De plus, l’un des amis de Romane a besoin d’elle pour faire face à une situation des plus cocasses.

chronique reminiscences celine guillaume underground romance loveread

La danse médiévale

Je sais que je vous ai déjà présenté Céline Guillaume ce mois-ci mais j’ai eu envie de réitérer l’expérience. Sa revue de Jusqu’à la fin des temps m’a fait découvrir d’autres aspects de l’amour que l’on a souvent envie d’oublier dans notre société. Dans Réminiscence, c’est l’angle distance qui est abordé, toujours sur le fond que l’auteure métrise à la perfection : l’Histoire pharaonique. Les détails sont si pointilleux que vous devinez le travail de recherches, sans vous incommoder dans votre lecture. Pas besoin d’être expert anthropologiste, Céline Guillaume vous prend par la main et fait le tour de chaque stèle égyptienne avec vous.

Je n’ai plus besoin de vous présenter la jeune maison d’édition Underground. Les talents qui l’ont rejoint ont fait un bon pari. Leurs projets se diffusent par le papier, le numérique et le USeBook. L’embaumement du livre n’étant pas à l’actualité, je vous conseille d’aller découvrir l’auteure avec une vingtaine de romans à son actif et quelques autres aussi.

Publicités

#LoveRead : Jusqu’à la fin des temps, Céline Guillaume (Underground)

chronique jusqu a la fin des temps celine guillaume underground romance loveread banner

Cassandra est une jeune femme, petite et frêle. Elle tente difficilement de faire face à la société, sans petit-ami et sans travail. Mais Cassandra n’est pas que cela…

Les temps infinis

Cassandra vient de perdre son travail. Elle ne se laisse toutefois pas abattre. Elle part directement à la recherche d’un nouvel emploi, mais elle n’est pas encore prête à tout accepté. Elle ne veut pas quitter sa terre, sa campagne. Elle ne souhaite pas se reloger en ville pour être à proximité de tout. Même si à son âge, la société attend plutôt d’elle qu’elle soit dynamique, qu’elle découvre tous les pays et qu’elle s’épanouisse pour tout. Cassandra a besoin de calme et de silence pour respirer, vivre.

Alors quand sa meilleure amie, Lucia, lui propose impose de venir chez elle, en ville le temps qu’elle retombe sur ces pieds. Cassandra se voit obligée de refuser. En plus, Tristan, le petit-ami de Lucia, sera forcément présent et c’est déjà un supplice de les voir ensemble alors que Cassandra a un crush pour lui. Et puis, il y a aussi ce moment étrange que Cassandra a du mal à intégrer : cette vieille femme qui est apparue sur le bord de la route, la prévenant d’un accident puis disparaissant et les rêves depuis.

chronique jusqu a la fin des temps celine guillaume underground romance loveread

Les temps renouveaux

Céline Guillaume construit une magnifique histoire d’amour, de fantaisie et de base historique. Elle s’inspire de son cursus pour étoffer ses écrits. Son travail et ses recherches l’ont mené à une quinzaine de publications. Comme dit le proverbe : jamais deux sans trois, l’auteure a retravaillé, renommé et republié ce roman pour la troisième. Sa sincérité, son souffle d’imagination et le monde médiéval vont vous envahir.

Cette histoire a visiblement envoûté les éditions Underground. Ils ont su lui donner un goût de renouveau et de découverte à la fois. L’aventure vous inonde et les flots vous feront voguer jusqu’à votre terre de destination. La préface de Jean Markal vous envahie et vous fait oublier tout ce qui vous entoure pour mieux vous préparer à l’immersion que vous allez vivre. Même si les vagues peuvent vous faire voyager jusqu’à la fin des temps, vous n’avez aucune raison de ne pas commencer ce roman.

Le jeu de l’assassin, Amy Raby (Milady)

chronique le jeu de l assassin amy raby fantasy milady

Le destin de Vitala Salonius a été choisi dès le moment de sa conception. Elle n’a rien pu y faire. Ses actions, ses choix n’ont pu le changer.

Une assassin hyper-efficace

Vitala est une jeune femme magnifique. Elle détourne le regard de nombreux hommes. Et ils restent auprès d’elle, s’ils ne s’attachent pas au fait qu’elle est une roturière au sein du peuple de Kjall. Elle provient de Riorca, la province rebelle au royaume. Son apparence lui permet de le cacher. Vitala s’entraîne depuis sa tendre enfance à un seul et unique objectif : libérer Riorca de la pression du Kjall. Sa mission est, non des moindres, séduire l’Empereur Lucien Florian Nigellus et le tuer. L’Empereur peut avoir toutes les femmes qu’il souhaite dans son lit, alors Vitala devra la jouer serrer. D’autant que son instinct Riorcan est remis en question, telle la seconde fataliste après une dizaine d’années d’entraînement.

chronique le jeu de l assassin amy raby fantasy milady

Un amour infaillible

Amy Raby a quelques habitudes pour écrire. L’auteure n’hésite pas à s’isoler et à s’adapter quand les circonstances l’exigent, telles les enfants. Elle fait partie de la nouvelle génération qui n’hésite pas à partager avec des groupes de critiques, de quelques lecteurs pour connaître leurs avis précis sur ces écrits. Sa plume est une talentueuse alliance de romance, de fantaisie et de science-fiction.

Les éditions Milady n’ont pas lésiné sur les moyens. Le format poche reste assez espacé pour respecter les traditions de l’édition et c’est un fait qui reste remarquable pour ce format, où l’économie est le maître mot. A déplorer, tout de même, le manque de carte. Mais on ne peut pas en vouloir aux éditions de la traduction pour cela. De plus, l’auteure vous rappelle la position si jamais vous avez fait un blackout entre vos moments de lectures. Ca me donne envie de me jeter sur les autres Milady et Bragelonne de ma PAL !

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, Stéphanie Pélerin (Mazarine)

chronique presque jolie presque jeune de nouveau célibataire stéphanie pélerin mazarine banner

A la base, c’est une histoire banale : Ivana se retrouve larguée par son Baptiste après huit années de vie commune. Pourtant, Ivana va vivre des expériences éprouvantes avant de se rediriger vers une vie… normale.

La fraîcheur de l’été…

Ivana est une femme, à peine trentenaire, jolie et qui ne le sait (croit) pas. Elle vit sa routine avec son prince charmant, Baptiste, qu’elle épice de temps à autre pour éviter de tomber dans l’ennui. Toutefois, Baptiste ne peut plus lui mentir et lui avoue (après une tentative de réveil coquin) qu’il n’imagine plus leur futur ensemble (après huit années de vie de couple). Ivana accuse le coup et tente de paraître face à ses collègues.

Le professeur de sport le plus sexy du collège-lycée où Ivana enseigne déjoue ses manœuvres et découvre le pot-au-rose en quelques secondes. Le sportif est aussi nommé le plus bavard et fait porter les commérages. Jamais deux sans trois. Ivana s’inscrit sur un site de rencontres. Avec sa beauté et sa poésie, les rencontres se multiplient… sans qu’elle ne réussisse à trouver chaussure à son pied.

chronique presque jeune presque jolie de nouveau célibataire stéphanie pélerin

… apporte son lot d’expériences

Stéphanie Pèlerin est une professeure de français dans la banlieue parisienne, comme son personnage. L’histoire d’Ivana semble fortement inspirée de faits réels et actuels, si ce n’est de l’histoire de l’auteure elle-même. La plume est travaillée et rafraîchissante, deux arguments inéluctables pour emmener le livre en vacances (voire le lire pendant les transports). Les écrits vous attendriront (tout le monde a déjà vécu une rupture) et vous feront rire (les élèves maudissent notre langue).

Les éditions Mazarine sont restées dans leurs classiques, au niveau de la mise en page du livre. Aucune frivolité n’apparaît, au contraire du style. Dommage, cela aurait pu ajouter une dose de fraîcheur supplémentaire. La sobriété l’emporte et suffit à porter l’auteure. Mazarine fait un effort écologique en acceptant la publication sur papier en fibres recyclées, ce qui lui permet de réduire son empreinte tout étant présent sur le marché du livre papier.

La petite boutique japonaise, Isabelle Artus (Flammarion)

chronique la petite boutique japonaise isabelle artus flammarion banner

Au sortir de son adolescence, Pamela lit et s’imprègne de Mémoires d’une Geisha. Thad vit à Saint Brieuc depuis sa naissance et rêve de samouraï.

La geisha de Melun-Sénart et le samouraï breton

Pamela devait s’appeler Sue Ellen jusqu’à ce que sa mère se rendre compte de la traitrise du personnage de Dallas et opte pour Pamela sous conseil d’une infirmière lors de l’accouchement. Pamela pénètre dans l’univers du livre d’Arthur GoldenMémoires d’une Geisha – et en fait son orientation professionnelle. Elle découvre rapidement que Melun-Sénart n’offre pas de formation, ni en France. Elle apprend les différents arts pour devenir une Geisha au travers de son métier de serveuse au Yakitori (le restaurant japonais de Melun-Sénart), de son dana (son maître qui l’instruit sur la culture de son pays d’origine) et de la télévision (les divers reportages idéaux).

Jean Christophe Le Kervantec est un breton de naissance qui n’a pas eu de père. Sa mère souhaite qu’il ait une vie meilleure que la sienne, alors lorsqu’il a onze ans, elle fait changer son prénom par Thad, inspiré par le bestseller Hannah de Paul-Loup Sulitzer. Thad s’imprègne tout au long de sa vie bretonne, de son enfance et de son adolescence de télévision, de différentes séries. Musashi, un samouraï guerrier, lui envoie les rêves qu’ils pourraient réaliser ensemble si Thad arrive à être aussi performant que lui.

Thad se rend dans une petite boutique japonaise de la rive gauche de Paris pour acheter un bonsaï pour sa mère et découvre Pamela en habits traditionnels japonais. Il admire le plus beau bonsaï pendant un long moment avant de s’attarder sur Pamela. Il revient à plusieurs reprises plus ou moins régulièrement, ne sachant jamais quand il va venir ce qui perturbe Pamela, jusqu’à ce qu’il arrive à lui proposer un rendez-vous un midi. Depuis ce jour, ils ne se quittent quasiment pas mais les rêves se rappellent à leurs mémoires et envahissent leurs vies.

chronique la petite boutique japonaise isabelle artus flammarion

La petite japonaise en France

Après ces neuf années passées à Psychologies Magazine, Isabelle Artus nous apprend que même dans les pires conditions, votre vie vous appartient et que vous pouvez agir dessus pour qu’elle soit belle et joyeuse. Pour son premier roman, la presse compare (déjà) la mère de La petite boutique japonaise à Amélie Nothomb. Elles ont certes toutes les deux l’attrait pour le Japon mais leurs sensibilités et leurs optimistes ne sont pas semblables. Amélie Nothomb est bien plus tranchée, incisive tandis qu’Isabelle Artus va vous ravir.

Comme j’ai pu le faire savoir à l’auteur lors de notre rencontre (grâce à Babelio et Flammarion, encore merci à eux de m’avoir permis d’y participer), je n’ai pas apprécié la présence de l’épilogue. L’épilogue fait quitter le lecteur du monde Terminer sur le dernier chapitre était beaucoup plus ouvert, permettait aux lecteurs de s’imaginer l’épilogue qu’ils souhaitent avoir. Isabelle Artus m’a confié avoir écrit cet épilogue bien plus tard que le précédent chapitre, qu’elle souhaitait une fin heureuse pour un autre personnage (secondaire dont je ne vous parle pas mais découvrez le, il est tout aussi intéressant) et que sa sensibilité l’a emportée dans son jugement.

Les éditions Flammarion n’ont pas fait un gros effort de mise en page. Cette dernière est classique, ce qui paraît dommage face à la nouveauté de sa catégorie new romance. Toutefois, ils ont largement compensé en mettant à contribution sur ce livre leurs personnels (édition, correction, couverture) connaissant la culture japonaise, ce qui permet aux lecteurs d’être beaucoup plus envahis par cet univers. Les lecteurs n’auront pas besoin de connaître l’ensemble des références pour comprendre et imaginer le Japon dans n’importe quel endroit où ils se trouvent.

Restez connecté

La petite boutique japonaise chez Flammarion
◈ Acheter le livre sur Fnac, Amazon ou Google

Lola : petite, grosse et exhibitionniste, Louisa Méonis (Harlequin)

Lola petite grosse exhibitionniste Louisa Meonis

Lola a rencontré son premier petit-ami et grand amour au lycée… qui l’a trompé. Elle s’évade vers les USA pour construire sa vie dans la finance, après un bac littéraire.

La littérature…

L’employeur de Lola vient de décéder. Dès les funérailles terminées, l’ensemble des employés passe à un examen avec le fils de l’ancien PDG, Jérémy Hamlish, pour connaître leurs capacités à faire leur travail… ou à avoir des promotions canapés. Jérémy est non seulement séduisant, a une fâcheuse manie de rendre toutes les femmes autour de lui folle et câche sa véritable identité.

Lola petite grosse exhibitionniste Louisa Meonis Harlequin

… romantique ?

Louisa Méonis est une auteure qui met en scène une auteure qui, elle-même écrit des romans érotiques. La première scène vous envoie un ton 50 shades of Grey. Ma réaction a été tout de suite de me dire « Oh non, c’est pas vrai ! Pas encore !! ». Je me suis tout de même forcée à lire car je ne suis pas arrivée à ma limite des 40 à 50 pages pour juger mon intérêt pour le livre (je vous ferais un article plus tard là-dessus). Deux paragraphes plus tard, la référence débarque. De plus, l’auteure semble apprécier le bouquin (pour les fans de 50 shades : oui, je reste polie). Les ardeurs se calment et tressautent souvent, ce qui rend la lecture moins agréable.

Les chroniques de San Francisco, Armistead Maupin (10-18)

Mary Ann Singleton part en vacances à San Francisco pour se vider la tête.

Seventies, sex & drugs

Mary Ann Singleton part en vacances à San Francisco pour se vider la tête. A elle, les super plans de débauche, d’alcool et de rencontres épicées. Mme Madrigal accepte de la recueillir, en lui offrant appartement et joint.

Beaucoup d’autres personnages et diverses relations (LBGT, gay, hétéro, etc.) sont mêlés dans cette série. On s’attache à eux comme un joint peut monter à la tête.

Chroniques de San Francisco de Armistead Maupin

Barbary Lane, refuge pour chats errants

Armistead Maupin a commencé cette histoire dans The San Francisco Chronicle, en 1976, et nous livre maintenant ses 6 tomes que constitue sa série culte.

Maupin fait travailler ses lecteurs. Absolument tous ses personnages sont liés et on peut s’y perdre rapidement si l’on n’a pas une bonne mémoire (comme moi :/ ).