Destin brisé, D. F. Novel

chronique Destin brisé D. F. Novel simplement polarAdam se lance dans la grande aventure de devenir agent spécial au FBI malgré son parcours.

Adam a grandi dans la petite ville Newark. Ses parents n’étaient pas riches mais ont fait tout ce qu’ils ont pu pour que lui et sa sœur aient tout ce qu’il faut pour réussir dans la vie. Son père travaillait dans l’industrie et sa mère en tant que femme de ménage. La crise économique des années 70 a eu raison de l’emploi de son père, de sa déprime puis de son alcoolisme. La protection des enfants a séparé les enfants pour les mettre dans des familles d’accueils différentes, brisant leurs cœurs à tout jamais.

Adam grandit au sein d’une famille bourgeoise à Newark et poursuit ses études pour partir à la recherche de sa famille. Il finit par retrouver sa sœur qui lui raconte ce qu’est arrivé à ses parents : l’un est décédé, l’autre en hôpital psychiatrique rongé par la culpabilité. La première affectation d’agent spécial au FBI tombe à Richmond, pas très loin de sa sœur. Adam va devoir enquêter sur sa première affaire de meurtre d’une jeune femme de 17 ans.

Amateurs des plus grands classiques de la science-fiction, du fantastique et du polar, D. F. Novel voyage dès sa plus tendre enfance dans l’univers de son imagination. Il a continué à travailler son imagination par la lecture, et également par l’écriture. Destin brisé est son deuxième écrit. Je vous laisse découvrir sur le blog sa première publication. L’histoire de D. F. Novel va vous emporter dans son aventure et les découvertes d’Adam dans sa première enquête.

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Mamilou et Grand-Père en short autour du monde Tome 1 – Du bonheur en Atlantique, Domi Montesinos (Les éditions du Clairon)

chronique Mamilou et Grand-Père en short autour du monde Tome 1 Du bonheur en Atlantique Domi Montesinos Les éditions du ClaironDès son plus jeune âge, Domi s’est toujours dit qu’il serait marin. Lorsqu’il est arrivé en métropole, il a eu un accident de judo au niveau de la colonne vertébrale, lui interdisant toute formation à l’adolescence. Son rêve ne s’est pas arrêté pour autant.

L’accident de Domi l’autorisait à faire toutes les activités qu’il souhaitait, excepté la formation dont il avait besoin pour devenir un marin. Il n’a pas lâché l’affaire pour autant et est resté dans l’estuaire pour apprendre davantage sur les bateaux. Poussant sa connaissance jusqu’à en construire un (et même plusieurs) avec un ami, Domi s’est pris au jeu et a fait quelques courses et transats pour démontrer ses constructions et obtenir les rachats des bateaux pour construire le suivant.

Seulement, un marin n’a pas vraiment de pieds à terre et déménage à plusieurs reprises pour découvrir et monter plusieurs projets avec sa femme et ses amis. Alors grand-père, il retourne à Nantes. Sa femme fait face à un cancer et la question du voyage autour du monde en bateau revient. Alors qu’ils sont en train de faire les préparatifs à cette grande tournée pour sa fille et sa famille, son petit-fils a une magnifique idée : et s’ils allaient avec eux ?

Domi Montesinos est fin prêt pour vous raconter son périple avec toute sa petite famille, en trois générations. Ce roman est le premier d’une longue série, qui vous fera voguer de Saint-Nazaire au Panama, en passant par les Antilles et la Colombie notamment. Domi vous emmène voyager avec vous pour de belles aventures et surtout, toujours dans la joie et la bonne humeur. En ces moments de rentrée littéraire, vous trouverez le ton volontairement décalé pour donner vie aux bateaux, à la mer et aux rencontres incroyables.

Lunes d’ivoire, Julie Eshbaugh (Pocket Jeunesse)

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Mya et Kol sont transis de froid et coupés du monde, au fond d’une grotte. Comment vont-ils survivre ?

Les lunes de la rencontre

Kol est un jeune adulte du clan Manu. Il s’est éloigné de son clan, afin de s’isoler à la recherche d’abeilles. Lorsqu’il en aura trouvé une, il pourra la suivre, attendant qu’elle rejoigne une compère puis une autre, jusqu’à qu’elle rentre à la ruche pour nourrir le nectar de miel. Pendant sa recherche, son frère cadet, Pek, court lui annoncer qu’un bateau conçu dans un seul tronc vient de débarquer.

Mya est également une jeune adulte, mais provient du clan Olen. Elle est venue avec son frère, le Haut Sage Chev, dans le bateau à la rencontre du clan Manu. Accueillis par le Haut Sage du clan Manu, comme le veut la tradition, ils partent en chasse de mammouth pour se nourrir. Toutefois un incident arrive : Kol est poursuivi par un tigre et protégé par les contreforts, il lève sa lance contre Mya, sans la lancer. Un même incident était arrivé cinq années plus tôt, il y a eu deux morts. Cette fois, personne n’est blessé mais les mémoires restent et reviennent.

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L’ivoire de la noblesse

Julie Eshbaugh est une artiste du 7e art. Elle adore se poser derrière la caméra et diriger les acteurs que ce soit dans des mini-films ou des web-séries. L’autrice a d’ailleurs cartonné aux Etats-Unis avec une web-série pour adolescents, sortie en avant-première sur Youtube. Lunes d’ivoire est son premier roman, le second Obsidian and Stars (la suite de Lunes d’ivoire) vient de sortir aux Etats-Unis et le troisième est en cours d’écriture pour 2019.

Je tenais encore à remercier Pocket Jeunesse pour ce cadeau. Je ne pensais pas que j’allais être aussi passionnée par cette aventure. Le roman est vivant, envoûtant et redonne du sens au monde. On ne sait pas précisément si l’on est dans le passé ou dans un futur post-apocalyptique (sans technologie, où les mammouth vivent à nouveau) et ce point renforce notre sentiment de découverte. L’autrice nous partage des ondes positives, de bonheur et de compréhension (même face à la haine). La violence n’est pas la solution et le discernement de chacun influe sur les décisions et les actes à mener. L’histoire de Kol et Mya est sympa et attachante, mais vous resterez lire ce roman pour la plume de l’autrice.

Allo le SAMU ? Brèves d’hôpital, Jean-Baptiste Fleury

chronique Allo le SAMU Brèves d_hôpital Jean-Baptiste Fleury simplement biographie documentaireVous en entendez parler depuis le début de l’été : les régulateurs ont un métier extrêmement important et dont la vie ou les complications du patient peut leur être judiçiable. Alors comment se passe réellement ce travail ? Jean-Baptiste Fleury vous raconte son expérience.

D’abord, vous devez savoir que les régulateurs ne sont pas le SAMU, ils font partis d’une sous-direction appelée SMUR (Service Médicale d’Urgence et de Régulation). La régulation est présente dans des bureaux administratifs avec un nombre d’ordinateurs et d’écrans importants, correspondant en permanence avec toutes les services hospitaliers existants (pompiers, médecins, SAMU, etc.).

Les régulateurs sont vos oreilles à la moindre urgence et vous dirigeront vers les services nécessaires. Ils ont un casque vissé sur la tête douze heures par jour et n’ont pas le droit à la moindre erreur, celle-ci pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la victime, les témoins, mais aussi les services de secours mis à disposition.

Mais le travail du régulateur ne s’arrête pas seulement à envoyer les moyens de secours sur place, comme vous pourriez le penser (et comme je le pensais avant la lecture de ce documentaire autobiographique). Le régulateur doit encore prendre en compte les retours des secours sur place, les retranscrire et les remettre au médecin (régulateur de service), et enfin orienter les secours avec la victime vers le service d’urgence le mieux adapté à sa situation.

Jean-Baptiste Fleury nous conduit par son expérience dans les bureaux des régulateurs et vivre la régulation des secours d’urgence en direct. L’état a mis en place un seul numéro d’entrée, depuis des années, le 15 (puis il a été complété par le 112, le numéro européen appelable d’un téléphone fixe comme portable). Cette réforme a permis de réduire le stress de louper un appel sur les divers numéros spécialisés qui pouvaient exister, mais maintenant un nouveau stress est apparu : celui de devoir répondre dans la minute de l’appel (un des seuls moyens pour s’assurer qu’une victime pourra survivre à une crise cardiaque par exemple).

Demain, vous serez peut être victime ou témoin d’un accident, vous aurez besoin des services du SMUR, mais le temps qu’ils arrivent pour prendre le relais, vous pouvez intervenir grâce aux stages de secourisme. Rappelez-vous d’une chose, en cas d’urgence : appelez le 15 (ou le 112).

Kayane : Parcours d’une e-combattante, Marie-Laure Norindr et Florent Chastel (404 éditions)

Machronique Kayane Parcours d’une e-combattante Marie-Laure Norindr Florent Chastel 404 éditions fantasy fantastiquelgré mes multiples tentatives, je n’arrive pas à vous faire une chronique au format classique de ce livre, certainement parce qu’il s’agit d’une autobiographie, mais aussi parce qu’il me touche.

Kayane est le pseudonyme de Marie-Laure Norindr. Ok, mais qui est-ce ? Kayane ou Marie-Laure, comme vous voudrez, est une joueuse professionnelle de jeu vidéo sur des jeux de combat. Sa licence préférée est Soul Calibur. Elle a commencé les tournois et conventions à l’âge de huit ans. A la fin des années 90, début des années 2000, elle a mal (voire très mal) été accueillie par les joueurs, qui avaient le double, voire le triple, de son âge et qui galérait un max pour réussir à lui descendre ne serait-ce qu’un peu sa barre de vie. Ils ont eu beau l’accuser de tricheries ou l’insulter, Kayane continuait de s’entraîner avec ses frères aînés (en l’absence de leurs parents) et de faire monter sa cote. Même si elle n’arrive pas à remporter les trophées, les victoires ultimes, elle considère ses échecs comme des nouveaux challenges, afin de mieux réussir la prochaine fois. Son palmarès est très impressionnant. Pas grave de perdre, mais l’important est de tout donner.

Aujourd’hui, elle utilise ses connaissances, son expérience et son bagout pour faire en sorte que l’Etat prenne en considération l’e-sport, et pas seulement pour que l’Etat capitalise un maximum (le jeu vidéo a plus de revenus que le cinéma). Il faut que les joueurs (quelque soit leurs niveaux), les sociétés de production, de distribution, etc., toute la chaîne du jeu vidéo doit être mêlée pour que la reconnaissance de l’e-sport soit communautaire.

Eve, Le prof de l’être (IS Edition)

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A base de fiction policière et de réflexion sur la célébrité, le prof de l’être vous interroge sur vos propres sentiments.

Eve, l’intelligence

Eve était une jeune fille très intelligente, et plus mature que les enfants de son âge. Elle n’était pas juste bonne dans quelques matières au collège, mais dans toutes, et avec un caractère bien ancrée en elle. Si les autres élèves venaient l’embêter, elle les envoyait paître de la manière la plus indélicate possible.

Daniel Merton est un professeur de lettres au collège. Il a bien conscience qu’il n’est qu’un prof de province parmi tant d’autres, mais il espère toujours pouvoir marquer sa célébrité pour la postérité. Il pense l’avoir trouvé avec Eve. Lui qui connaît sa famille depuis si longtemps. Lors des cours, il encourage Eve à lire ces rédactions pour les partager avec les autres. A l’extérieur, il engage plusieurs débats avec elle afin d’améliorer sa plume pour l’avenir. Il va même jusqu’à l’inscrire dans un prix littéraire.

Pourtant, tout ceci n’est plus que passé. Car aujourd’hui marque le jour où la gendarmerie s’est introduit dans l’établissement afin de s’entretenir avec le principal et annoncer le décès d’Eve, disparue depuis plusieurs jours. Daniel Merton ne peut pas laisser faire. Il a besoin de savoir : comment ? Pourquoi ? Qui ? Surtout, qui a pu oser t’assassiner ? La liste des suspects semble bien courte vu les circonstances. Eve a été assassinée comme son héroïne dans le livre qu’elle est en train d’écrire.

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Eve, la maturité

Le prof de l’être a pris ses fonctions sur les réseaux sociaux depuis 2015. Il exerce, avec dérision, et communique avec des traits d’humour les diverses aventures et mésaventures du métier de professeur, et aussi de ces élèves, mais le plus souvent il s’agit de lui-même.

IS Edition est une maison d’édition familiale marseillaise qui mérite d’être connue. Je pense que ce roman aurait eu sa place dans la rentrée littérature, mais il est vrai que se faire sa place parmi plus 500 livres et les groupes de maisons d’éditions n’auraient pas été facile. D’autant plus que la question de la nécessité se pose également. Il y a un point dont j’ai des difficultés à comprendre : pourquoi est-ce que la gendarmerie informe le collège qu’Eve a fugué et est décédée alors qu’elle n’est plus élève dans l’établissement ? Je comprends que Daniel soit mis au courant, du fait de ces liens avec la famille, mais pas le collège. C’est le seul point qui me gêne et qui n’a pas d’incidences sur le roman en lui-même. La plume du prof de l’être est littéraire et pleine de passions. Le roman est assez court (il fait moins de 120 pages), mais tous les moments sont envoûtants et émouvants, c’est ce qui vous donnera à la fois envie d’avancer et de prendre votre temps dans votre lecture.

L’utopie des fous, Anthony Boucard (IS Edition)

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Auprès de Tours, un foyer de personnes en difficulté est ouvert depuis de nombreuses années. Ces personnes ont tissés des liens entre eux qui semblent indestructibles, et pourtant…

Le foyer

Marius est un homme âgé de soixante-quinze ans. Il se souvient vivre au foyer depuis plus de 45 ans maintenant, mais rien n’a vraiment changé ici. Sa jambe le perturbe de temps à autre, mais rien de méchant, il continue à se déplacer seul et sans canne. Sa fierté n’en est que plus importante. Chaque jour, il rejoint sa camarade de toujours – Jeanne – et se promène avec elle dans le parc pour vivre leur amour de plusieurs décennies. Marius se doit de réexpliquer tous les jours à Jeanne leurs liens, elle qui perd la mémoire toutes les vingt minutes, alors qu’ils se connaissent depuis la seconde guerre mondiale.

Angèle est infirmière au foyer depuis plus de 35 années. Elle a toujours connu les deux acolytes ensemble, eux deux et les autres patients dont la folie et la vieillesse dépendent de chacun. Sa vie, elle préfère la vivre dans ces murs que n’importe où ailleurs : Angèle demeure avec son mari qu’elle n’aime pas. L’infirmière apprend l’information que le cancer de Jeanne s’est généralisé et qu’il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre tout au plus. La réunion avec ces collègues à ce propos ne s’oriente pas vers l’humanité, mais comment faire en sorte Jeanne prenne son nouveau traitement plus lourd sans qu’elle ne s’en rende compte et que ses camarades du foyer ne s’en aperçoivent jamais. Après tant d’années, Angèle craque face à cette dérision et au détour d’une conversation dont le sujet interdit avec Marius, lui fournit une paire de ciseaux.

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Le directeur

Après plus de dix ans en tant qu’éducateur, Anthony Boucard a tenté le coup et est devenu artisan depuis maintenant plus de treize années. Toutefois, il reste inspiré par l’assistance familiale où il a repris une mission. L’utopie des fous est son second roman, son premier est L’associé du chaos chez les éditions Astria.

Au départ, je dois avouer que je n’étais pas très inspirée par le sujet et puis, je me suis dit que la maison d’édition IS me laisse toujours le choix. Il faut parfois savoir se laisser tenter avec des lectures que l’on ne prendrait pas, plus par habitudes que par intérêts. L’écriture est très fluide, facile à lire et très impactant d’un point de vue sentimental. La plume d’Anthony Boucard est comme une poésie lyrique qui vous serait énoncée par le conteur de la ville.