Femme et tenue de combat

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Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre une jupe. Ca peut vous sembler banal et vous avez sans doute envie de fermer l’onglet de votre navigateur. Mais ça ne l’est pas pour moi, parce que je suis TOUT LE TEMPS en pantalon. Malheureusement, je devine d’avance les commentaires de mes collègues et mon cerveau me demande si je vais être capable de les accepter.

Cette histoire peut sembler tout bête. Mais elle est vraie. Sérieux, ça ne vous est jamais arrivé ? Un truc que vous avez dans votre garde-robe, que vous mettez rarement et que vous avez peur des commentaires, des reproches, des remarques un peu trop libidineuses que vous pourrez entendre dans la rue, par vos amis, par vos collègues de bureau.

Pourquoi se demande-t-on si ça va plaire ?

La féministe qui est en moi aime à croire que je m’habille comme je l’entends, comme je le souhaite. Mais est-ce vraiment le cas ? Le plus important est de se faire plaisir. Certes. Mais la réaliste me rappelle que je ne fais pas tout ce que je souhaite faire, que je ne m’habille, me maquille pas comme je le souhaite réellement. Je suis loin d’être une fashionvictim mais j’aime suivre la mode, mettre un coup de mascara et croire que je ressemblerai à Marion Cotillard ou Madonna quand j’aurais son âge. Alors oui, Coco Chanel et autres modèles nous ont montré qu’il fallait être la plus maigre, la plus resplendissante, la plus plus… Et ben non, en fait, j’ai juste besoin d’être moi-même. Mais là n’est pas mon propos.

Mon problème est que lorsque je me rends au travail, je me dois d’être stricte, présentable et chaleureuse. J’ai besoin de me sentir bien et de réussir à véhiculer des messages à mes clients. Un bisounours en pyjama les ferait sans doute rire mais ma crédibilité serait ruinée. J’ai trouvé des tenues qui me vont, me correspondent à base de pantalons et de chemises suivants mes formes. Classique me direz-vous mais qui fonctionnent.

Et la jupe alors ?

Si jouer du décolleté ne me dérange pas trop quand il faut faire accepter des problèmes et des retards de livraisons, il en est tout autre pour la jupe. (Il en est de même pour les robes.) Elles – la jupe comme la robe – ont une consonance différente qu’un pantalon, pour moi, même si je les associe à des collants. Difficile de l’expliquer. Je me sens quasi nue avec ces vêtements. Oui, j’ai bien conscience d’en être loin. Mais c’est le cas.

Je ne compte plus le nombre de regards, de remarques auxquels j’ai le droit à chaque fois que je sors dans cette tenue. (Et je parle uniquement des salaces hein, pas celles sympa ou avec un regard approbateur (qui sont tout de même perturbantes parfois).)  Et non, Messieurs (et Mesdames), cela n’a rien à voir avec la longueur de mes jupes (parce que la plus courte doit arriver cinq centimètres au-dessus des genoux).

Ce blocage psychologique n’est pas aussi fin que les fils d’une robe. Mes parents ont tellement été marqués par la révolution de Mai 68 qu’ils ont peut-être trop encré en moi ce besoin d’indépendance féministe, doublé par la société actuelle.

Alors, ce matin, je n’ai pas réussi à mettre cette jupe mais qui sait demain de quoi sera fait ?

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