Player One, Ernest Cline (Pocket)

chronique player one ernest cline

En 2044, la Terre est meurtrie de l’utilisation de ses habitants. Les humains ont trouvé un moyen de s’échapper et de ne plus s’y intéresser : OASIS.

Geek, c’est tendance

La Terre se meurt. La famine est réapparue, y compris dans les pays développés. La majorité des habitants n’ont pas assez d’argent pour de l’essence, voire même pour manger. Les tickets de rationnement aident mais les brutes mènent la danse.

James Donovan Halliday est un concepteur de jeux vidéo hors du temps, inventant un concept plus qu’un jeu vidéo. Par exemple, son dernier jeu vidéo : OASIS (Ontologically Anthropocentric Sensory Immersive Simulation). La connexion à ce jeu se fait grâce à des lunettes capables de détecter le moindre de vos mouvements, des écouteurs et des gants haptiques a minima. Le système identifie chaque personne par sa rétine et une phrase mot de passe. Le personnage se déplace grâce aux mouvements des mains ou en commandes vocales, peut éviter toute zone de conflits ou au contraire devenir le meilleur guerrier de l’univers et peut faire ses études (le système empêche les grossièretés et les recherches non liées à l’étude pendant les cours) ou travailler en tant que DJ dans le club le plus prisé. L’univers est devenu tellement imposant (impossible de faire le tour complet de l’univers en une vie) que les joueurs confondent OASIS et Internet, qu’ils passent leurs journées complètes dans ce jeu et qu’ils n’ont plus à se déplacer de chez eux.

A la mort d’Halliday, son testament est rendu public. Il n’a pas d’héritier. Dans une vidéo, le concepteur et inventeur léguera tous ses biens, dont 240 milliards de dollars, à la personne qui réussira à trouver trois clefs et un œuf dans l’univers d’OASIS. Les closes sont émises, la chasse peut commencer.

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Geek, c’est la vie éternelle

Ernest Cline a construit le personnage d’Halliday à son image, excepté pour la partie concepteur de jeux vidéo reconnu mondialement. Le geek est resté pencher sur les années 80 qu’il en connaît tous les moindres détails, avec toutes les références (ce qui permet aux lecteurs des découvertes, tout en lui rappelant quelques souvenirs marquants : Atari, Donjons et Dragons et Apple I). L’auteur n’a pas honte de faire savoir qu’il a travaillé dans un fastfood et dans un vidéoclub pour vivre sa passion, comme l’ensemble de ces compatriotes.

Les éditions Pocket ont (re-)publié la traduction de ce roman culte. Le travail effectué par Arnaud Regnauld est exceptionnel. Le lecteur est plongé dans l’histoire. La notion du temps est oubliée. Le lecteur oublie rapidement s’il est en 2044, année de l’action ; dans les années 80, les références présentes pour magnifier l’univers ; ou dans le présent, le moment où le lecteur a ce livre entre ces mains.

Le film Ready Player One, inspiré de cette œuvre, sera au cinéma en mars 2018, suite aux retards dans la production du nouveau Star Wars. Le deuxième roman de l’auteur (Armada) est déjà prévu pour le grand écran.

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2 réflexions sur “Player One, Ernest Cline (Pocket)

    1. Je te l’accorde. Plusieurs raisons ont fait que je n’ai pas eu ce ressenti : je n’ai pas lu la 4e couverture, je l’ai abordé comme un simple SF et les années 80 et les geeks me font bien rire 😉 Du coup, j’étais totalement transportée dans l’univers. Mais je t’accorde que les 50-100 premières pages peuvent paraître très descriptive et pas très captivante 🙂

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