La petite boutique japonaise, Isabelle Artus (Flammarion)

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Au sortir de son adolescence, Pamela lit et s’imprègne de Mémoires d’une Geisha. Thad vit à Saint Brieuc depuis sa naissance et rêve de samouraï.

La geisha de Melun-Sénart et le samouraï breton

Pamela devait s’appeler Sue Ellen jusqu’à ce que sa mère se rendre compte de la traitrise du personnage de Dallas et opte pour Pamela sous conseil d’une infirmière lors de l’accouchement. Pamela pénètre dans l’univers du livre d’Arthur GoldenMémoires d’une Geisha – et en fait son orientation professionnelle. Elle découvre rapidement que Melun-Sénart n’offre pas de formation, ni en France. Elle apprend les différents arts pour devenir une Geisha au travers de son métier de serveuse au Yakitori (le restaurant japonais de Melun-Sénart), de son dana (son maître qui l’instruit sur la culture de son pays d’origine) et de la télévision (les divers reportages idéaux).

Jean Christophe Le Kervantec est un breton de naissance qui n’a pas eu de père. Sa mère souhaite qu’il ait une vie meilleure que la sienne, alors lorsqu’il a onze ans, elle fait changer son prénom par Thad, inspiré par le bestseller Hannah de Paul-Loup Sulitzer. Thad s’imprègne tout au long de sa vie bretonne, de son enfance et de son adolescence de télévision, de différentes séries. Musashi, un samouraï guerrier, lui envoie les rêves qu’ils pourraient réaliser ensemble si Thad arrive à être aussi performant que lui.

Thad se rend dans une petite boutique japonaise de la rive gauche de Paris pour acheter un bonsaï pour sa mère et découvre Pamela en habits traditionnels japonais. Il admire le plus beau bonsaï pendant un long moment avant de s’attarder sur Pamela. Il revient à plusieurs reprises plus ou moins régulièrement, ne sachant jamais quand il va venir ce qui perturbe Pamela, jusqu’à ce qu’il arrive à lui proposer un rendez-vous un midi. Depuis ce jour, ils ne se quittent quasiment pas mais les rêves se rappellent à leurs mémoires et envahissent leurs vies.

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La petite japonaise en France

Après ces neuf années passées à Psychologies Magazine, Isabelle Artus nous apprend que même dans les pires conditions, votre vie vous appartient et que vous pouvez agir dessus pour qu’elle soit belle et joyeuse. Pour son premier roman, la presse compare (déjà) la mère de La petite boutique japonaise à Amélie Nothomb. Elles ont certes toutes les deux l’attrait pour le Japon mais leurs sensibilités et leurs optimistes ne sont pas semblables. Amélie Nothomb est bien plus tranchée, incisive tandis qu’Isabelle Artus va vous ravir.

Comme j’ai pu le faire savoir à l’auteur lors de notre rencontre (grâce à Babelio et Flammarion, encore merci à eux de m’avoir permis d’y participer), je n’ai pas apprécié la présence de l’épilogue. L’épilogue fait quitter le lecteur du monde Terminer sur le dernier chapitre était beaucoup plus ouvert, permettait aux lecteurs de s’imaginer l’épilogue qu’ils souhaitent avoir. Isabelle Artus m’a confié avoir écrit cet épilogue bien plus tard que le précédent chapitre, qu’elle souhaitait une fin heureuse pour un autre personnage (secondaire dont je ne vous parle pas mais découvrez le, il est tout aussi intéressant) et que sa sensibilité l’a emportée dans son jugement.

Les éditions Flammarion n’ont pas fait un gros effort de mise en page. Cette dernière est classique, ce qui paraît dommage face à la nouveauté de sa catégorie new romance. Toutefois, ils ont largement compensé en mettant à contribution sur ce livre leurs personnels (édition, correction, couverture) connaissant la culture japonaise, ce qui permet aux lecteurs d’être beaucoup plus envahis par cet univers. Les lecteurs n’auront pas besoin de connaître l’ensemble des références pour comprendre et imaginer le Japon dans n’importe quel endroit où ils se trouvent.

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